[24] Ces lettres sont adressées à M. de La Gervaisais, un jeune gentilhomme breton, officier des carabiniers de Monsieur, que la princesse de Condé avait connu, en 1786, à Bourbon-l'Archambault, où elle avait été prendre les eaux, et pour lequel elle eut un sentiment aussi profond que pur.
[25] La Reine Adélaïde.
[26] La comtesse d'Oultremont.
[27] Dans le Marchand de Venise, de Shakespeare.
[28] Le prince Antoine Radziwill avait été envoyé à Gœttingen pour y terminer ses études, et pendant ce séjour en Allemagne, en 1794, il connut Gœthe, qui travaillait déjà à la première partie de Faust. Le prince Radziwill, très enthousiasmé par la beauté de cette œuvre, et, lui-même, parfait mélomane, entreprit de mettre en musique quelques scènes de la création du grand poète allemand, puis il compléta petit à petit cette composition. Le Prince était en relations personnelles avec Gœthe, qui, à sa demande, modifia un peu la scène du jardin entre Faust et Marguerite. La première représentation de Faust avec la musique du prince Radziwill fut donnée à Berlin, en 1819, sur le théâtre du palais de Monbijou, en présence de toute la Cour de Prusse. L'Académie de musique de Berlin, à laquelle le Prince fit don de son œuvre, l'exécute presque tous les ans depuis cette époque.
[29] L'auteur avait accompagné le prince de Talleyrand à Vienne, à l'époque du Congrès de 1815, et le Prince en parla en ces termes dans ses Mémoires: «Il me parut aussi qu'il fallait faire revenir la haute et influente société de Vienne des préventions hostiles que la France impériale lui avait inspirées. Il était nécessaire, pour cela, de lui rendre l'ambassade française agréable; je demandai donc à ma nièce, Mme la comtesse Edmond de Périgord, de vouloir bien m'accompagner et faire les honneurs de ma maison. Par son esprit supérieur et par son tact, elle sut plaire et me fut fort utile.» (Tome II, p. 208.)
[30] Extrait de lettre.
[31] Cette scène lamentable, qui marqua douloureusement la dernière soirée que le Roi Charles X et le Dauphin passèrent à Saint-Cloud, est racontée tout au long dans les Mémoires du duc de Raguse dont il est ici question (tome VIII, livre XXIV), et reproduite en partie dans un livre de M. Imbert de Saint-Amand, intitulé: La Duchesse de Berry et la Révolution de 1830, paru en 1880.
[32] La Reine de Hanovre était la duchesse de Cumberland, née princesse de Mecklembourg-Strélitz, morte le 29 juin, après trois mois d'une maladie consomptive.
[33] Hohlstein était la propriété de la princesse de Hohenzollern-Hechingen, née princesse de Courlande.