MONTALEMBERT (la comtesse DE), née en 1818. Anne de Mérode épousa en 1836 le comte Charles de Montalembert, pair de France.
MONTGUYON (M. DE). Officier, aide de camp du duc d'Orléans. Le bruit avait couru en 1853 que la duchesse d'Orléans l'épouserait. Il était fils de M. de Montguyon, pair de France sous Louis-Philippe et très orléaniste dans ses opinions.
MONTEBELLO (le duc DE) ***, 1801-1874. Fils du maréchal Lannes.
MONTEMOLIN (le comte DE) ***, 1818-1861. Infant d'Espagne, fils de don Carlos.
MONTENEGRO (le chevalier Joachim). Attaché à l'ambassade d'Espagne à Vienne, Montenegro y vivait dans la plus grande intimité de la famille du prince Metternich. Plus tard, il devint chambellan du duc de Parme.
MONTIJO (le comte DE), mort en 1839. Cyprien comte de Montijo et de Miranda, duc de Penaranda, officier espagnol, dévoué à la cause française qu'il servit comme officier d'artillerie. M. de Montijo était le père de l'Impératrice Eugénie.
MONTIJO (la comtesse DE). Donna Maria Manuella. Andalouse issue des Kirkpatrik de Closburn, famille écossaise exilée pour son dévouement à la cause des Stuarts. Mme de Montijo vivait séparée, à l'amiable, de son mari, dont elle devint veuve en 1839. Elle avait deux filles dont l'aînée épousa le duc d'Albe et la seconde devint l'Impératrice Eugénie.
MONTIJO (Mlle DE).—Voir à Impératrice Eugénie.
MONTMORENCY (le duc DE) *, 1790-1862. Raoul porta d'abord le titre de baron de Montmorency et prit celui de duc en 1846, à la mort de son père.
MONTMORENCY (le duc Mathieu DE), 1767-1826. M. de Montmorency prit part dans sa jeunesse à l'expédition de La Fayette en Amérique. Remarqué de bonne heure par ses idées libérales, Mathieu de Montmorency fut un des premiers qui se réunirent au Tiers État, prêta le serment du Jeu de paume, et proposa, dans la séance du 4 août 1789, l'abolition des droits féodaux ainsi que des privilèges; enfin il appuya le décret d'abolition de la noblesse. Aide de camp du maréchal Luckner, le duc Mathieu de Montmorency donna bientôt sa démission; puis il émigra, pour aller rejoindre à Coppet, en Suisse, Mme de Staël, à laquelle il témoigna une constante amitié ainsi qu'à Mme Récamier. Rentré en France en 1815, il ne s'occupa plus guère que d'œuvres de bienfaisance. Aide de camp du comte d'Artois, il prit le portefeuille des Affaires étrangères après la mort du duc de Berry; il détermina la guerre d'Espagne au congrès de Vérone et reçut, en 1822, le titre de duc. Il mourut subitement dans l'église de Saint-Thomas d'Aquin le vendredi saint au moment où il faisait ses dévotions. Depuis 1825, le duc Mathieu était membre de l'Académie française.