[107] Ce volume était la première partie des Souvenirs littéraires de M. Villemain, qui publia la seconde deux ans après.
[108] Comme suite à son premier volume sur Mme de Longueville, Cousin fit paraître en 1854 une étude sur Mme de Sablé, poursuivant ainsi ses publications sur les femmes de la société du dix-septième siècle.
[109] M. de La Rochejaquelein, partisan du suffrage universel, s'était rallié au coup d'État, après avoir rompu avec les légitimistes de la rue de Poitiers, ainsi qu'avec M. le Comte de Chambord. M. de Pastoret, qui avait refusé en 1830 de prêter serment à Louis-Philippe, avait trempé dans le complot des tours de Notre-Dame, se montra sympathique au gouvernement du Prince Louis-Napoléon, qui le nomma sénateur en 1853.
[110] La comtesse Radetzky de Ravez était morte à Vérone, le 12 janvier, des suites d'une fluxion de poitrine.
[111] L'Empereur Nicolas comprenant l'importance de l'Union des Puissances belligérantes tentait, alors, par un vigoureux effort de rompre l'accord de la Conférence de Vienne et de rattacher à sa cause l'Autriche et la Prusse. Ce fut le but de la mission du comte Orloff. La lettre autographe de son maître, dont le comte Orloff était porteur pour l'Empereur d'Autriche, lui demandait de prendre, conjointement avec le Roi de Prusse, vis-à-vis de lui, l'engagement d'observer une neutralité stricte, pendant toute la durée de la guerre; mais François-Joseph s'y refusa nettement, le Czar ne voulant pas donner la promesse de ne pas franchir le Danube et de ne pas troubler l'ordre et la possession territoriale de l'Empire turc. A Berlin, l'Empereur Nicolas voulut traiter l'affaire comme en famille. Il en chargea tout simplement son représentant accrédité à cette Cour, le baron de Budberg. Celui-ci se servit, en cette occasion, de l'intervention du Ministre de la maison du Roi et non de celle du Ministre des Affaires étrangères. M. de Manteuffel, blessé de ce procédé, donna sa démission qui ne fut pas acceptée, et le baron de Budberg fut éconduit moins courtoisement que ne l'eût été le comte Orloff.
[112] Le 30 janvier 1854, le prince Napoléon fit à Bruxelles une visite toute de courtoisie, très officielle, mais sans mission politique spéciale.
[113] Allusion aux décrets du 22 janvier 1852, relatifs à la confiscation des biens de la famille d'Orléans.
[114] La diplomatie officielle et régulière étant à bout de ressources, l'Empereur Napoléon III avait, avec l'assentiment du Gouvernement anglais, écrit à l'Empereur Nicolas une lettre confidentielle où il se montrait très désireux d'une conclusion pacifique et proposant de signer, tout d'abord, un armistice, pour reprendre ensuite le cours régulier diplomatique. A la date du 8 février, l'Empereur Nicolas répondait négativement à cette lettre, qui fut fort indiscrètement publiée dans les journaux; et il la faisait suivre d'un manifeste adressé au peuple russe sur sa mésintelligence avec la Porte Ottomane. Le Czar y évoquait le souvenir de l'année 1812 et attestait la valeur déployée par son peuple dans ces fastes mémorables.
[115] Un parti, ayant à sa tête le prince Adolphe de Hohenlohe-Ingelfingen, représentait à la Chambre prussienne la nuance des Conservateurs-libéraux. Dans la session de 1854, une proposition faite par le comte Westphalen, se rapportant à l'état des communes pour les six provinces orientales n'ayant pu aboutir à une solution dans la Commission constituée pour en délibérer, des membres des divers partis libéraux, auxquels se joignirent ceux de la fraction Hohenlohe, composèrent un nouveau projet, modifiant la proposition du Gouvernement et demandant qu'il fût examiné par la Commission. Cette demande, qui s'appelait la demande de la fraction Hohenlohe, fut rudement attaqué par le parti de la Kreuzzeitung.
[116] Le parti du Prince et de la Princesse de Prusse était ainsi désigné.