[127] Le prince de Hohenzollern-Sigmaringen à Paris, le général de Grœben à Londres.
[128] Les rapports du prince de Hohenzollern-Sigmaringen et du général de Grœben à la Cour de Berlin déterminèrent le départ du général de Lindheim pour Saint-Pétersbourg, avec une lettre particulière pour le Czar dans laquelle le Roi faisait de nouvelles propositions de médiation. L'Empereur Nicolas, ne pouvant maîtriser sa colère, chargea le prince Georges de Mecklembourg-Strélitz de porter sa réplique dans une lettre où il disait hautement à son royal beau-frère: «que quand les Puissances occidentales assureront l'émancipation des chrétiens en Turquie par un traité, lui, le Czar, consentirait à évacuer les Principautés, en même temps que les flottes combinées évacueraient le Pont-Euxin.»
[129] Dans le parti libéral en Prusse, il y avait la nuance des vieux Prussiens, à la tête desquels se trouvaient Bethmann-Holweg, Usedom, Pourtalès, Goltz. Le Preussische Wochenblatt était leur organe et avait comme rédacteur le docteur Jasmund. On le nommait communément le Journal de Bethmann-Holweg. Cette feuille se distinguait par des articles bien écrits, critiquant avec une certaine modération les actes du Gouvernement, mais pleins d'amertume contre le parti représenté par la Kreuzzeitung. Cette feuille cessa de paraître en 1861.
[130] Ferdinand-Charles III, duc de Parme, avait succombé le 27 mars 1854, après avoir été frappé la veille par un assassin qui lui avait porté un coup de couteau dans le ventre.
[131] Le parti russe de la Cour regardait le général de Bonin comme un ennemi personnel, et multiplia ses intrigues dans les hauts parages pour le faire sortir du ministère de la Guerre. Comme le Prince de Prusse, M. de Bonin était également favorable à un rapprochement avec les Puissances occidentales; aussi, sa démission, demandée par le Roi, fit la plus fâcheuse impression en dehors du cercle de la Cour. On se rappela l'énergie déployée par le Ministre dans la Commission au sujet de l'emprunt, et l'ardeur avec laquelle il sentait la nécessité de la réalisation d'une entente plus intime entre la Prusse et l'Autriche. Cette entente était devenue un si pressant besoin que l'Empereur d'Autriche n'hésita pas d'envoyer alors à Berlin le général de Hess avec des propositions formelles d'une alliance offensive et défensive, insistant pour que la Prusse concentrât un corps d'armée sur sa frontière. Ces négociations aboutirent à un renouvellement formel du traité secret de 1851, par lequel la Prusse et l'Autriche se garantissaient réciproquement leurs États, quoique le Gouvernement prussien se fût efforcé d'écarter toute stipulation qui pouvait l'obliger à se montrer en armes contre la Russie.
[132] Le comte d'Alvensleben, qui avait refusé une mission spéciale à Londres et était retourné dans ses terres, venait d'en être rappelé et pressé de partir pour Vienne, afin de s'y concerter et d'y surveiller de plus près les mesures à prendre avec le Cabinet autrichien, après la négociation du général de Hess à Berlin.
[133] Duc de Valençay.
[134] La duchesse de Talleyrand se retrouvait pour la première fois à Rochecotte, depuis qu'elle en avait cédé la propriété à sa fille en 1847.
[135] Marquise de Castellane.
[136] M. de Salvandy était atteint au cou d'une loupe d'un volume considérable. Il en souffrit durant de longues années et cette tumeur fut la cause de sa fin.