[137] Dans la lutte de l'Épiscopat français contre l'enseignement des langues anciennes, Mgr Dupanloup, s'étant prononcé avec beaucoup de talent pour l'Université, s'était acquis un titre qui lui ouvrit les portes de l'Académie française où il remplaça M. Tissot, le traducteur des Bucoliques de Virgile. Cette réception eut lieu le 8 novembre 1854.

[138] Lorsque éclata la guerre d'Orient, le maréchal de Saint-Arnaud reçut le commandement de l'armée française qui s'embarqua du 24 au 29 avril 1854. Il débarqua avec ses troupes le 14 septembre en Crimée; et, de concert avec les troupes alliées, remporta la victoire de l'Alma qui leur ouvrit la route de Sébastopol. Accablé d'une maladie mortelle, il dut remettre le commandement de l'armée au général Canrobert, puis s'embarqua pour la France. Il mourut pendant la traversée le 29 septembre. Ses restes furent déposés en grande pompe à l'Hôtel des Invalides à Paris.

[139] L'Autriche avait à peine conclu à Berlin le traité d'alliance offensive et défensive négocié par le général de Hess, que, sans en prévenir la Prusse, et profitant des droits qu'elle s'était réservé de conclure indépendamment des traités, elle s'était empressée de s'entendre avec les Puissances belligérantes. Le Moniteur de Paris, du 4 décembre, annonçait que le 2, à Vienne, un traité d'alliance avait été signé entre les plénipotentiaires de la France, de l'Autriche et de la Grande-Bretagne.

[140] Désirant assister aux solennités qui se préparaient dans la Ville Éternelle pour la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception le 8 décembre, la marquise de Castellane, emmenant sa fille avec elle, se rendit à Rome, par mer, vers la fin de novembre; elle y séjourna jusqu'à la fin du mois d'avril 1855.

[141] La princesse revenait de Bruxelles où elle s'était réfugiée après l'entrée en campagne des Puissances belligérantes.

[142] De l'anglais: pernicieux.

[143] Le palais Cafarelli à Rome était la propriété du Roi de Prusse et la résidence de la Légation auprès du Saint-Siège.

[144] Le traité du 2 décembre avait fait la plus profonde impression à Saint-Pétersbourg. La Russie cherchait, par des moyens détournés, d'affaiblir cette puissante coalition, afin d'enlever au Cabinet de Vienne tout prétexte d'hostilité active. Le prince Gortschakoff, ambassadeur de Russie, se déclara autorisé à négocier d'une manière générale. Les plénipotentiaires des trois Puissances alliées du 2 décembre se réunirent à Vienne dans la journée du 28. Les explications, données de part et d'autre, montrèrent qu'on se comprenait, et qu'on était d'accord sur les points essentiels, mais sous réserve de l'assentiment des Cabinets de Londres et de Paris; une base de paix était comme posée, mais la Russie, n'ayant jamais voulu faire aucune concession, quant au nombre des vaisseaux qu'elle pourrait avoir dans la mer Noire, les négociations tirèrent en longueur et n'aboutirent pas.

[145] Fille de M. Molé.

[146] La duchesse de Talleyrand avait une terreur innée des chats qu'elle ne parvint jamais à vaincre.