[167] Dans la matinée du 18 juin 1855, les Français avaient attaqué Malakoff et les Anglais le grand Redan. Cet assaut fut rejeté sur tous les points avec des pertes immenses pour les deux armées alliées, qui y perdirent chacune plusieurs généraux et un grand nombre d'officiers supérieurs.

[168] Lord Raglan avait soutenu avec dignité le poids du commandement, mais le dénuement de ses soldats et les attaques de la presse anglaise contre un état de choses, auquel il ne pouvait remédier, l'affectèrent vivement. Atteint du choléra, il n'y résista pas et mourut à son quartier général.

[169] L'Empereur Napoléon III avait convoqué les Chambres en session extraordinaire, afin de faire un nouvel appel à leur patriotisme, en leur demandant les moyens de continuer la lutte.

[170] A propos de l'observation du dimanche et du bill dit du Commerce de lord Growenor, une démonstration populaire avait eu lieu à Hyde-Park. La police dut arrêter la circulation des voitures et sévir contre les personnes qui avaient voulu intervenir.

[171] De l'anglais: pauvre chère vieille Angleterre.

[172] La Reine Marie-Amélie voulant aller passer une partie de l'hiver en Italie, on avait parlé d'une visite à Frohsdorff, mais la Reine se borna à un séjour à Savone, sans donner suite à ce premier projet.

[173] Le bruit s'était répandu que, sur la demande du prince Napoléon, l'Empereur retirerait son commandement au maréchal de Castellane.

[174] Maison de campagne des évêques d'Orléans que Mgr Fayet avait eu la bonne fortune d'acquérir pour le diocèse. Elle avait appartenu, au commencement de ce siècle, à la célèbre comédienne Mlle de Raucourt. Mgr Dupanloup en faisait sa résidence d'été, à proximité de laquelle se trouvait son petit séminaire, objet de ses soins particuliers.

[175] Quelques jours avant la prise de Sébastopol, l'Empereur Napoléon III eut le grand triomphe de recevoir à Paris la Reine Victoria, accompagnée du prince Albert. Sur les conseils du Gouvernement anglais, desireux de resserrer l'alliance entre les deux peuples, la Reine vint à Paris pour y visiter l'Exposition universelle.

[176] Le 8 septembre 1855, à midi, les Français avaient emporté d'assaut la tour de Malakoff regardée comme la clef de Sébastopol et, un peu plus tard, le Grand Redan. Les Russes, voyant la solide occupation de ces deux points principaux, se déterminèrent à évacuer la place, après avoir ruiné et fait sauter par la mine, les défenses, les édifices et avoir coulé leurs derniers vaisseaux.