[177] Ce mot allemand, intraduisible en français, veut dire: quelque chose de désagréable.
[178] Dans la nuit du 26 au 27 août 1855, cinq à six cents ouvriers des ardoisières de Maine-et-Loire s'étaient emparés d'une caserne de gendarmerie et avaient essayé de surprendre la ville d'Angers; ils furent dispersés par la force armée et pour la plupart faits prisonniers. Ils appartenaient à la société secrète dite de la Marianne.
[179] La duchesse d'Istrie habitait le premier étage de l'ancien hôtel Talleyrand, alors en possession du baron de Rothschild, qui en avait fait l'acquisition après la mort du prince de Talleyrand.
[180] De l'anglais: bas bleu.
[181] Dans cet ouvrage, M. Cousin essaie de peindre, dans toute sa vérité, la lutte mémorable que le cardinal Mazarin eut à soutenir, en 1643, au début de la Régence, contre les Importants, les devanciers des Frondeurs. Parmi ses nombreux et puissants adversaires, figurent deux femmes qui avaient déjà tenu tête à Richelieu. C'étaient Mme de Chevreuse et Mme d'Hautefort qui, dit M. Cousin, «est à peu près assurée de plaire par le pur éclat de sa beauté, la vivacité généreuse de son esprit, la délicatesse et la fierté de son cœur et son irréprochable vertu.»
[182] Le 21 février 1856 s'était ouvert à Paris, sous la présidence du comte Walewski, un Congrès des grandes Puissances qui avaient pris part à la guerre de Crimée, pour arrêter les bases d'un traité. L'Autriche, quoique non belligérante, étant directement intéressée dans la lutte, dont la rive gauche du Danube était l'enjeu, y prit une large part par son représentant le comte Buol, dont l'attitude raide et cassante fut souvent une cause d'irritation parmi les négociateurs, froissés d'entendre l'Autriche parler comme si elle avait pris Sébastopol; mais ce ne fut que quand les principales clauses du traité furent arrêtées le 18 mars par les Puissances, qu'elles admirent la Prusse à la continuation des débats qui allaient s'engager sur la convention des Détroits, la Prusse ayant été partie contractante en 1841 dans l'acte relatif à la fermeture des Dardanelles et du Bosphore. La paix fut signée le 30 mars, amenant la neutralisation de la mer Noire et empêchant l'absorption de l'Empire Ottoman par la Russie. Tout paraissait donc fini, mais l'Empereur Napoléon et le comte de Cavour en avaient décidé autrement. Le 27 mars, les plénipotentiaires sardes avaient présenté aux Ministres des Affaires étrangères de France et d'Angleterre une note relative aux affaires d'Italie. M. Walewski, par ordre de son maître, proposa aux plénipotentiaires d'ajourner leur départ pour un échange d'idées sur différents sujets qui demandaient une solution. Les discussions restèrent sans conclusion alors, mais grâce à la connivence des Gouvernements de France et d'Angleterre, qui soutinrent vivement le comte de Cavour, la situation des affaires italiennes n'en fut pas moins traduite à la barre de l'Europe.
[183] M. de Rochow, membre de la Chambre des Seigneurs de Prusse, avait tué en duel M. Hinckeldey, directeur général de la police à Berlin. Le Roi, ayant eu connaissance de ce projet de duel, avait chargé M. Raümer, conseiller du Ministère de sa maison, de voir les adversaires et de les réconcilier. N'ayant pas réussi dans sa mission, celui-ci se suicida en apprenant la fatale issue de ce duel. A la séance de la Chambre des Seigneurs, le Président, prince de Hohenlohe, ayant simplement exprimé le regret que M. de Rochow se trouvait empêché de s'y rendre, le point d'honneur l'ayant forcé d'enfreindre les lois du pays, sans parler de la mort de M. Hinckeldey, un grand mécontentement s'en était suivi en ville.
[184] La visite du Comte de Chambord à sa tante la Reine Marie-Amélie avait eu lieu à Nervi les tout premiers jours d'avril.
[185] La Princesse Marguerite, l'aînée de ces deux enfants, est Reine d'Italie.
[186] M. de Sainte-Aulaire.