[227] Le 1er février 1858, l'Empereur Napoléon et l'Impératrice recevaient à Paris: le Prince Albert de Prusse, le plus jeune frère du Roi, le Prince Frédéric-Charles de Prusse, neveu du Roi, et le Prince Adalbert de Prusse, cousin du Roi.
[228] Le 21 février, lord Palmerston tomba du pouvoir après l'avoir tenu en main pendant trois années consécutives, et sur la demande de la Reine, ce fut lord Derby qui reconstitua un Cabinet dans lequel on remarquait lord Salisbury, comme Président du Conseil, le général Peel à la Guerre, lord Malmesbury aux Affaires étrangères et M. Disraeli, chancelier de l'Échiquier; mais la politique de lord Salisbury n'ayant point été approuvée par le Parlement, lord Palmerston et lord John Russell reprirent les rênes du gouvernement en juin 1859.
[229] Les habitants de Londres, afin de protester contre le bill relatif aux conspirations pour assassinat, s'étaient portés en foule à Hyde-Park pour y faire une réunion monstre; mais en arrivant, le public trouva une affiche, annonçant que les promoteurs du meeting y avaient renoncé à la suite du vote de la Chambre des Communes qui avait renversé le Ministère.
En même temps, il paraissait à Londres une brochure, Lettre au Parlement et à la presse, signée: Félix Pyat, Besson et Talandier au nom du Comité de la commune révolutionnaire et en date du 24 février 1858. Cette brochure défendait le droit à l'assassinat et faisait l'apologie de l'attentat dans le langage le plus passionné.
[230] Le Moniteur du 1er mars annonçait que le général Changarnier et le général Bedeau étaient autorisés à rentrer en France.
[231] Cette brochure était un exposé des questions que les derniers événements avaient fait surgir entre la France et l'Angleterre. L'auteur, qui était, dit-on, M. de la Guéronnière, débutait en rappelant les gages nombreux de sympathie que l'Empereur Napoléon III avait donnés à l'Angleterre pour maintenir les bons rapports entre les deux pays et éviter les conflits; puis il arrive à l'attentat du 14 janvier, aux incidents qu'il a déterminés entre les deux pays et il établit que ces complots sont préparés, organisés, exécutés par les réfugiés de Londres. Au moment où cette brochure paraissait, il y avait quelques difficultés diplomatiques entre la France et l'Angleterre, le ministre des Affaires étrangères de Londres n'ayant pas jugé à propos de répondre à une note adressée par M. Valewski, ministre des Affaires étrangères de France. La chute du Cabinet britannique s'en était suivie, et lord Malmesbury, devenu ministre, ne pouvant s'entendre avec M. de Persigny, ambassadeur de France à Londres, celui-ci dut donner sa démission.
[232] M. Rigault avait fait paraître dans le Journal des Débats du 6 avril un feuilleton critique et moqueur sur ce qu'il appelait la dévotion du temps et l'éloquence religieuse. Il y faisait trois catégories de prédicateurs, et distinguait, par les opinions, le clergé séculier de la rive droite de la Seine de celui de la rive gauche.
[233] Le Président du Conseil en Prusse, le 12 avril 1858, annonçait aux Chambres que le Roi venait de conférer de nouveau les pouvoirs complets, pour trois mois, à son frère le Prince de Prusse.
[234] C'était à propos de la façon dont M. Guizot avait parlé, dans les chapitres III et IV du premier volume de ses Mémoires, de M. de Talleyrand; il s'agissait d'insinuations, malveillantes dans le fond quoique courtoises dans la forme, dont M. Guizot avait fait usage, au sujet du rôle politique de M. de Talleyrand pendant la Révolution, qu'il rapprochait de celui qu'il avait rempli au Congrès de Vienne; comme aussi de celui qu'il avait joué lors de la restauration des Bourbons.
[235] Le maréchal Pélissier avait remplacé à Londres, comme ambassadeur de France, M. de Persigny.