[45: Ministre des affaires étrangères du roi de Prusse de 1793 à 1804. Il passa le portefeuille au baron de Hardenberg et fut, en 1805, choisi par le roi pour porter à Napoléon la déclaration arrêtée avec la Russie par la convention de Potsdam (3 novembre). On l'accusait d'être partisan de la politique napoléonienne. «La politique de la Prusse, dit Clausevitz, de la paix de Bâle à la catastrophe de 1806, porte le caractère de la faiblesse, de la pusillanimité, de l'insouciance et souvent d'une habileté peu digne, traits qui étaient bien à la hauteur du caractère du comte Haugvitz. Le comte Haugvitz aurait été homme à se livrer entièrement à la France et à faire de la Prusse une satrapie française…» (Notes sur la Prusse, p. 49). Et cependant dans cette même année 1806, Haugvitz disait au chevalier de Gentz: «S'il a jamais existé une puissance que nous avons eu l'intention de tromper, c'est la France…» (Comte de Sarden, Histoire des traités de paix, IX, 75-76. Ms. du chevalier de Gentz). Sa mission commencée à Vienne n'étant pas terminée, Haugvitz avait suivi l'empereur à Paris et c'est là qu'il avait accepté le fameux traité. Le parti de la guerre à la tête duquel se trouvaient la reine Louise et le prince Louis-Ferdinand le lui reprochait violemment. Dans les jours d'effervescence qui précédèrent la rupture des relations diplomatiques, les officiers prussiens s'en allaient aiguiser leur sabre sur les marches de son escalier.]
[46: Sur le prince Louis-Ferdinand et Pauline Wiesel, Briefe des Prinzen L. F. von Preussen an Pauline Wiesel, Leipzig, 1865. Introduction de 50 pages. Le volume contient 12 lettres du prince à Pauline et une lettre à Henriette Fromm; il contient en outre des lettres de A. de Humboldt, de Rahel Varnhagen, de Gentz à Pauline Wiesel et trois lettres de Pauline en français, datées de Saint-Germain-en-Laye (4 août 1838 et 14 avril 1848), et de Paris (22 mars 1848); voir aussi Gentz Schriften édités par Schlesier, et Karl Hillebrand, Revue des Deux Mondes, 1er mai 1870.
Le prince Louis eut deux enfants d'Henriette Fromm, un fils et une fille, qui furent anoblis en 1810, sous le nom de Wildenbruch.]
[47: Le mariage de la princesse Wilhelmine eut lieu le 23 juin 1800, celui de la princesse Pauline le 26 avril 1800. La princesse Jeanne ne se maria que l'année suivante, le 18 mars 1801 (Leipelt, p. 170).]
[48: La reine Caroline, sœur de Marie-Antoinette.]
[49: Gustave III, assassiné en 1792 (mars), laissa un fils mineur qui monta sur le trône sous le nom de Gustave-Adolphe IV. Une régence était nécessaire; elle fut confiée au duc de Sudermanie. Lors de la révolution de 1809, Gustave IV fut banni du royaume et le duc de Sudermanie élu roi par la diète, sous le nom de Charles XIII.]
[50: Le baron d'Armfeld (1757-1814), favori du roi de Suède Gustave III, qui le chargea de nombreuses négociations et missions politiques. Après la mort de Gustave III, assassiné en 1792, il eut avec le duc de Sudermanie d'inextricables démêlés, fut accusé du trahison, condamné à mort par contumace. Pendant tout le temps que dura sa disgrâce il séjourna en Allemagne et surtout à Berlin. Gustave-Adolphe IV, à son avènement, lui rendit biens et dignités et le combla de faveurs.]
[51: Le prince Henri Lubomirski.]
[52: La Constitution du 3 mai 1791.]
[53: Voir Appendice III].