La libre circulation en ville, pour leurs provisions, des soldats ou officiers napolitains;
La libre circulation du détroit;
La parfaite égalité, pour les deux pavillons, dans le port de Messine;
Une route, qui traverse le champ de manoeuvres de Terranova, devait servir de ligne de démarcation entre les deux partis;
De chaque côté de cette route, deux lignes de factionnaires gardaient chaque zone;
De plus, dans le cas où les hostilités recommenceraient entre la citadelle, qui restait aux Napolitains, et la ville, la cessation de l'armistice devait être dénoncée au moins quarante-huit heures à l'avance.
Dès le lendemain 30, Messine semblait se réveiller d'un long cauchemar. Les bâtiments de guerre rentraient dans le port. Ceux du commerce les suivaient. La flottille de bateaux emboîtait le pas intrépidement; et, le soir, sur le quai, dans la strada Ferdinanda, au Corso, tout le monde se promenait comme d'habitude à la lueur d'une illumination assez mesquine. Les cafés, rouverts par enchantement, regorgeaient de consommateurs, Garibaldiens et Napolitains pêle-mêle; et, enfin, sur les deux heures chacun rentrait chez soi. Laissons-les dormir.