- Boum, je sais qu'on dit que vous n'avez pas de coeur, que vous êtes méchant, mais je sais que ce n'est point vrai. Je vous ai vu longtemps et je vous aime. Sans vous, la vie me paraît inutile... Je n'ai pas besoin de ce pour quoi l'on vous admire... Je vous laisserai libre, je serai si tendre, si effacée, petit à petit vous verrez... Je vous assure que je vous aime éperdument.

En entendant ces paroles, Boum était parti d'un grand éclat de rire. Et la jeune fille l'avait quitté en pleurant.

Quelques mois plus tard, comme la pauvre enfant avait encore cru devoir exprimer sa tendresse, un après-midi, au polo, Boum fit la joie de son entourage en lisant une lettre dans laquelle elle lui écrivait:

... J'ai essayé, je ne peux pas sans vous. Je serai votre maîtresse si vous voulez, ce que vous voudrez... mais je vous aime.

On avait beaucoup ri.

Il y avait longtemps que Boum était devenu un mufle, parce que, depuis longtemps, il ne croyait plus à l'amour.

Table des matières

Plutarque.
La carrière d'Arsay-Lancourt.
La saisie.
Boum.