Les oueds du Tadmaït ont exactement les mêmes allures (O. Aglagal, par exemple). (Voir pl. XLIII, [phot. 81.])
Conclusions générales.
En résumé on voit assez nettement dans son ensemble la structure de toute cette région (Tidikelt, pénéplaine carbonifère, Mouidir-Ahnet).
Les oasis du Tidikelt jalonnent un long fossé d’effondrement entre les causses crétacés du Tadmaït et les plateaux gréseux Touaregs. L’existence de ce fossé est conditionnée par de grandes failles orientées est-ouest, et dont l’âge récent n’est pas douteux, puisqu’elles ont affecté toutes les couches crétacées ; il est encore attesté par la jeunesse de l’érosion.
Tout cela est donc tertiaire et en relation évidente avec la surrection de l’Atlas.
Par ailleurs la structure du pays est en rapport étroit avec de très anciens accidents hercyniens et calédoniens.
Ou est frappé d’abord de voir au fond du fossé courir la vieille suture entre les deux zones hercynienne et calédonienne. Tout se passe comme si la vieille cicatrice avait imposé sa direction aux jeunes failles ; il y a là apparemment une ligne de moindre résistance dans l’écorce terrestre. Non seulement au Tidikelt, mais encore au Touat, il y a une concordance entre les limites des plissements hercyniens et celles de la transgression cénomanienne.
Les plis hercyniens et calédoniens ont tous une direction oscillant autour de nord-sud. Cette direction s’est ainsi imposée à beaucoup de failles récentes ou de plis posthumes, et elle joue un grand rôle dans la configuration actuelle du pays.
Tout d’abord le nord de l’Afrique tout entier, dans la région qui nous intéresse est parcouru par un grand axe orographique orienté nord-sud ; un chapelet de sommets.
C’est, au sud, le Hoggar, puis en allant vers le nord, l’Ifetessen, point culminant du Mouidir, au Tidikelt même c’est le dj. Idjeran, et le dj. Azzaz, qui prolongent le Mouidir jusqu’au contact du Tadmaït.