Les Taïtoq ont pour tributaires (outre les Kel Ahnet), des Arabes nomades d’Akabli, les Mouazil, les Settaf, et les Sekakna, qui portent d’ailleurs le costume et l’armement des Touaregs. Il en résulte qu’Akabli est pour les Taïtoq une sorte de capitale. Leur chef, Sidi ag Gueradji, y possède une maison et y a fait de longs séjours. Toute la tribu se trouve avoir une familiarité plus intime avec la langue et la culture arabe. On parle couramment arabe dans l’Ahnet, ce qui est bien loin d’être le cas au Hoggar. Il y a là pour les gens de l’Ahnet un principe d’individualisation. — La soumission des Taïtoq à l’autorité française a précédé celle des autres Touaregs, sans doute parce que, d’esprit plus ouvert, ils comprirent plus vite la situation nouvelle.

E.-F. Gautier. — Sahara Algérien.Pl. LII.

Cliché Laperrine

94. — TOUAREG ARMÉ.

Cliché Laperrine

95. — TOURNOI TOUAREG, ou plus exactement fantasia.

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