Groupe C. — La tombe la plus à l’est (C, fig. [2] et [3]) est entourée d’une série importante de constructions auxiliaires : vers l’ouest ([fig. 2]) un petit cercle formé de grosses pierres posées sur le sol (c) ; au nord-ouest (d) une série de fers à cheval dessinés par des pierres posées sur le sol (mais non enfoncées) et dont le relief atteint un décimètre.
Vers l’est un groupe de redjems (e) du type figuré en A ([fig. 3]) et qui ne diffèrent les uns des autres que par leurs dimensions ; les plus hautes ne dépassent guère un mètre. Les deux rangées internes de ce groupe sont peut-être disposées sur des cercles concentriques à la tombe. Au nord se trouve un redjem isolé (e).
La tombe C ([fig. 3]) est constituée par un mur haut de 1 m. qui dessine un cercle de 7 m. de diamètre environ. Ce mur est soigneusement construit en pierres sèches, l’espace intérieur est rempli de cailloux de petite taille formant au niveau du sommet du mur une surface assez bien dressée. Au milieu est creusée une cavité circulaire de 0 m. 80 de diamètre intérieur, limitée par un mur soigneusement établi, mur qui s’élève notablement au-dessus du reste du monument. Ce mur est renforcé vers l’extérieur par un amoncellement de grosses pierres. A l’intérieur de cette cavité, à l’extrémité occidentale du diamètre est-ouest, est fichée dans le sol une longue pierre haute de 1 m. 10. Les tombes musulmanes présentent souvent deux pierres analogues « les cheheds », mais toujours situées aux extrémités du diamètre nord-sud. Enfin, adossée à l’ouest du mur extérieur, se trouve une sorte de niche demi-circulaire recouverte de quelques grandes dalles ; cette niche est vide.
Fig. 2.
A, profil de la vallée de l’O. Tit ; a, place occupée par les tombeaux B et C de la figure 2 et B C D de la figure 3 ; b, place occupée par les tombeaux A et B, [fig. 6,] au pied de la gara Tinisi. — B, groupe de deux tumulus c et b (ce dernier figuré en B, [fig. 3]) accompagnés d’une pierre debout (a) et de redjems (d) du type figuré en A, [fig. 3.] — C, Tombeau C de la figure 3 accompagné de nombreux redjems (e) vers l’est, et d’un redjem isolé (e) au nord ; c, cercle de pierres ; d, groupe de fers à cheval formés de pierres posées sur le sol.
Groupe B. — Un autre groupe est constitué par deux tombes (B, [fig. 2]), voisines l’une de l’autre, et accompagnées à l’est d’une rangée de redjem (d). A côté est dressée une pierre debout (a) ; comme celle de la tombe C, cette pierre n’a qu’une quinzaine de centimètres de diamètre. L’une des tombes (c) est ornée d’une niche adossée à sa face ouest, et identique à celle qui vient d’être décrite.
La seconde tombe (b) est figurée seule en B ([fig. 3]) ; elle est constituée par un mur circulaire, haut de 0 m. 80, entourant un espace de 4 mètres de diamètre environ, espace rempli de cailloutis jusqu’en haut du mur. Ce mur bâti en pierres sèches (basalte) soigneusement appareillées, est entouré d’une rangée d’écailles granitiques verticales accolées au mur.
Tombe D. — Le chouchet D, D′ ([fig. 3]) est remarquable surtout par l’épaisseur de sa muraille et son caractère asymétrique ; le puits bien circulaire a 1 m. 50 de diamètre ; à l’ouest la muraille a 1 m. 20 d’épaisseur, à l’est 1 m. 80. La hauteur est partout 1 m. 80. A 2 mètres vers l’est, et orientées N.-S., sont dressées 4 écailles granitiques, dont la hauteur varie de 0 m. 50 à 0 m. 80. Ces écailles sont reliées par deux rangées de pierres au chouchet. A part les écailles, qui sont granitiques, tout le reste est de basalte ; il y a lieu de remarquer que les pierres qui constituent la base du chouchet sont de beaucoup les plus épaisses. La muraille n’est pas aussi intacte qu’on l’a figurée, il y a quelques pierres éboulées.