Fig. 22. — Aguelman Tamana.
A, 0 m. 50 de la tête à la queue. B, hauteur moyenne 0 m. 10 à 0 m. 15. C, 0 m. 20 à 0 m. 30 de la tête à la queue. D, 1 mètre de droite à gauche. E, 0 m. 50 de la tête à la queue. F, dessins de gauche 0 m. 10 en moyenne, celui de droite 0 m. 30.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
En somme, toutes les figures reproduites, moins une ou deux douteuses, sont indubitablement récentes. Et d’abord la faune reproduite n’est plus du tout celle du col de Zenaga. La présence du chameau est à elle seule significative. On est généralement d’accord pour admettre que le chameau n’a été introduit ou réintroduit dans l’Afrique nord-occidentale que dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, il ne semble y être abondant que vers l’époque de Justinien[86]. Sans entrer dans la question, c’est un fait positif qu’on ne connaît aucune figuration de cet animal dans les nombreuses stations déjà connues de vieilles gravures ; elles abondent au contraire dans les graffitti libyco-berbères.
Fig. 23. — Tin Senasset.
A a 0 m. 15. B, 0 m. 08 à 0 m. 10. C, 0 m. 30. D, 1 mètre de la tête à la queue.
(Figure extraite de L’Anthropologie. Masson et Cie, édit.)
Tous les autres animaux qui accompagnent le dromadaire[87], dans les figures ci-jointes sont contemporains : le cheval ([fig. 23,] A) et l’âne ([fig. 24,] B) ; le mouflon ([fig. 20,] A), la gazelle ([fig. 21,] A) ; le chien (fig. [20] et [21]) ; l’autruche ([fig. 22,] B ; [fig. 24,] B, et [fig. 21,] B) sont encore des animaux familiers aux habitants du Mouidir-Ahnet.
Il en est de même de l’animal figuré en A [figure 24] et en 2 [figure 25] qu’on y voie une chèvre ou une antilope adax.