Il n’en est pas moins vrai que, entre les types néolithiques oriental et occidental il y a un point de ressemblance. De part et d’autre les pointes en silex (flèches ou javelots, armes de jet) ont une prédominance très marquée. Les haches sont très rares.

Et c’est d’autant plus notable que la proportion s’inverse dès qu’on dépasse le Touat au sud.

Gisements de l’Ahnet. — Stricto sensu j’ai trouvé deux haches dans l’Ahnet, l’une sur la route de Foum Zeggag à Ouan Tohra (à quelques kilomètres de ce dernier puits) ; l’autre à peu de distance au sud de Tin Senasset. Mais ces deux puits sont à l’extrême limite sud de l’Ahnet, à la limite du Tanezrouft, et il est remarquable que dans l’Ahnet proprement dit, comme d’ailleurs au Mouidir, on n’ait pas encore signalé à ma connaissance un seul gisement néolithique.

D’après les Touaregs il se trouve, il est vrai, de grands mortiers en pierre dans l’erg Tegant ; mais cet erg se trouve au nord du Mouidir, à la limite du Tidikelt, et d’ailleurs c’est un erg, ce qui suffit pour en faire quelque chose d’étranger aux grands plateaux gréseux du pays Touareg.

Foureau a été frappé de la rareté des gisements néolithiques chez les Azguers, et Motylinski n’en a pas trouvé au Hoggar, non plus que Chudeau.

Les montagnes touaregs, en somme, dernier refuge de la vie actuelle au Sahara, sont très pauvres en néolithisme.

Gisements du Tanezrouft. — J’ai trouvé au contraire un assez grand nombre d’armes et d’outils néolithiques en traversant le Tanezrouft.

J’ai déjà mentionné deux haches trouvées en deux points différents à la limite sud de l’Ahnet.

Dans l’O. Akifou une hache en ryolite et une sphère-écraseuse de même matière.

Entre ce point et In Ziza deux autres haches.