M. Foureau a trouvé une fort belle hache à Aoudéras sur la limite méridionale de l’Aïr, mais il croit « qu’elle a été apportée en ce lieu ; car on ne trouve pas un seul instrument de pierre taillée à des centaines de kilomètres à la ronde ». C’est une affirmation qui a du poids sous la plume d’un collectionneur néolithique aussi attentif, aussi expérimenté et aussi heureux.
En revanche M. Foureau signale une très belle station néolithique au puits d’Assiou. M. Chudeau a trouvé une hache dans le nord du Tiniri et une flèche au sud d’In Azaoua. Le Tiniri serait donc relativement riche en stations néolithiques, de même que le Tanezrouft dont il est le pendant oriental.
Gisements de l’Adr’ar des Ifor’ass et de l’O. Tilemsi. — Sur tout le trajet entre In Ouzel et le Niger le nombre des outils néolithiques directement trouvés en place est restreint.
O. Tassemak débris d’atelier auprès d’une colline en quartzite (insignifiants).
O. Ichaouen une moitié de mortier en granit brisé (trop lourde pour être emportée).
A Tissédiyé une très petite et assez joliment travaillée pointe de flèche en quartz, et un débris de poterie. A noter que les rochers de Tissédiyé portent quelques gravures rupestres et qu’ils sont ensablés, chose rare dans l’Adr’ar.
Mentionnons encore, pour mémoire, une grande pointe de lance en roche cristalline, grossièrement mais incontestablement taillée, trouvée entre l’oued Tougçemin et Bour’oussa, mais malheureusement perdue.
Voilà pour l’Adr’ar des Ifor’ass.
Au Tilemsi, débris d’atelier, ou en tout cas esquilles de silex auprès du puits de Tabankor (insignifiants).
Au puits de Tabrichat, ou plus exactement à la mare temporaire qui voisine avec le puits, une très jolie petite hache.