Un autre jouet représente deux ouvriers armés chacun d’un marteau avec lequel ils frappent sur une enclume. L’un de ces ouvriers est un homme, l’autre est un ours.
Ici, derrière un comptoir, un jeune Moscovite vend des cuillers, des sébiles, des tasses et des vases en bois.
Là-bas, on a exposé une collection de berceaux.
«Crois-tu, maman, que les bébés puissent dormir là-dedans? demande Madeleine.
—Pourquoi pas?
—Oh! ils doivent être couchés comme sur des pierres.»
Madeleine exagère. Les berceaux ne sont sûrement pas d’une élasticité exagérée; mais ils valent bien les hamacs, auxquels ils ressemblent d’ailleurs, et dont on se contente volontiers.
La plus curieuse de ces couchettes est fixée horizontalement, par des courroies, au dos d’une paysanne sibérienne.
«C’est sans doute très commode pour cette paysanne, tant qu’elle est debout, observe Madeleine; mais si elle voulait s’asseoir contre une muraille?...
—Si elle voulait s’asseoir?... dit Jacques; eh bien, elle mettrait le berceau par terre, voilà tout.»