L’Exposition de 1889 est fermée, mais quiconque l’a visitée en conservera toujours le souvenir. Madeleine et Jacques ne l’oublieront certainement pas. Ils n’ont pas pu en apprécier toutes les merveilles, et ils se sont, en la parcourant, plus amusés qu’instruits; n’importe, ils ont compris que cette immense agglomération de richesses a valu un triomphe à la France, ils savent que de tous les pays de l’univers on est venu pour la voir et qu’il n’y a eu qu’une voix pour louer et pour admirer.

Notre patrie a voulu montrer au monde qu’elle était toujours travailleuse; elle a voulu faire bénéficier les étrangers du génie de nos artistes et de nos savants. Pour que l’Exposition fût digne d’elle, elle a dépensé sans compter. Le résultat a dépassé toutes les espérances; pendant six mois, le Champ-de-Mars et l’Esplanade des Invalides ont offert un spectacle unique dans l’histoire de la civilisation. Jamais, jusqu’alors, on n’avait vu tant de richesses accumulées, jamais on n’avait résumé aussi complètement dans une même enceinte tout ce qui intéresse l’humanité, tous les progrès que les arts et les sciences ont réalisés.

La plus noble gloire à laquelle une nature puisse prétendre en temps de paix, la France vient de la réaliser. Elle inscrira avec un légitime orgueil, la date de 1889 dans son livre d’or.

FIN.


TABLE

PAGES.
La tour Eiffel.[5]
Les jouets.[8]
Une collation.[10]
La rue du Caire.[12]
La Galerie des Machines.[14]
Le village annamite.[16]
Un coin de l’exposition de la Russie.[18]
Histoire de l’habitation.[20]
L’exposition de l’Algérie.[22]
Le village japonais.[24]
Le Sénégal.—La Nouvelle-Calédonie.[26]
Le ministère de la guerre.[28]
Conclusion.[30]

FIN DE LA TABLE.

4753-89.—Corbeil. Imprimerie Crété.