A l’intérieur de l’édifice principal, tout est souvenir ou espérance. Voici le sabre d’honneur du général Hoche, qui, en 1793, commandant en chef les armées de la Moselle et du Rhin, à l’âge de vingt-cinq ans, chassa les Allemands de l’Alsace; voici le sabre de Marceau, qui mourut à vingt-sept ans laissant un nom immortalisé par la victoire; voici encore le chapeau que Napoléon Ier portait le jour de la bataille de Waterloo et le sabre dont il se servit pendant la campagne d’Égypte. Voici enfin le képi du maréchal Bugeaud, duc d’Isly, qui battit Abd-el-Kader et prit une si grande part à la conquête de l’Algérie; ce képi est célèbre; les soldats du maréchal l’appelaient la casquette. Qui ne connaît le célèbre refrain:

As-tu vu la casquette, la casquette?
As-tu vu la casquette au père Bugeaud?

Des mannequins sont revêtus de tous les costumes de l’armée française. Officiers et soldats, fantassins, cavaliers, artilleurs, tous sont là avec leurs uniformes.

Jacques les examine avec attention.

«Maman, dit-il, lequel de ces uniformes porterai-je, quand je serai soldat?

—Je ne sais pas, mon enfant, cela dépendra.

—Eh bien, écoute, quel qu’il soit, je te jure d’en être digne.»

Jacques est bien jeune pour faire un serment; mais celui-ci, du moins, il le tiendra, j’en suis sûr.


CONCLUSION