Maintenant il n’y a plus d’escaliers et il faut prendre place dans l’ascenseur. La machine grimpe, grimpe, et le panorama s’étend de plus en plus.
Voici la troisième plate-forme. La vue est féerique; pourtant, Jacques éprouve une désillusion: il s’était figuré que du haut de la tour on pouvait voir la mer, et on ne la voit pas. Madeleine et lui regardent avec étonnement les voitures, qui ne paraissent pas plus grandes que des cartons à chapeau, et les piétons qui ressemblent à des Lilliputiens. A quelques mètres au-dessus de la galerie est installé le phare électrique.
«Dis donc, Madeleine, observe Jacques, si la Tour s’effondrait?...
—Eh! nous ferions un petit plongeon de 300 mètres.
—Et probablement nous n’en réchapperions pas?
—Probablement.»
Il faut redescendre. On reprend place dans l’ascenseur et l’on arrive au pied de la tour sans accident. En souvenir de leur ascension, maman achète à Jacques une jolie reproduction de la tour, à Madeleine un bracelet au fermoir duquel pend une toute petite tour en argent.
LES JOUETS
«Que voulez-vous voir aujourd’hui, mes enfants?» demanda maman, lorsque pour la deuxième fois elle conduisit Jacques et Madeleine à l’Exposition.