[14] Schouw parle d'une espèce de plantes qui croissent sur les animaux vivants—les Plantae Epizoae. A cette classe appartiennent quelques Fuci et quelques Algues.
M. J.B. Williams de Salem, Mass. a présenté à l'Institut national un insecte de la Nouvelle Zélande, qu'il décrit ainsi: «Le Hotte, une chenille ou ver bien caractérisé, se trouve à la racine de l'arbre Rata, avec une plante qui lui pousse sur la tête. Ce très singulier et très extraordinaire insecte traverse les arbres Rata et Perriri: il y entre par le sommet, s'y creuse un chemin en rongeant, et perce le tronc de l'arbre jusqu'à ce qu'il atteigne la racine; il sort alors de la racine et meurt, ou reste endormi, et la plante pousse sur sa tête; son corps reste intact et est d'une substance plus dure que pendant sa vie. Les indigènes tirent de cet insecte une couleur pour le tatouage.»
[15] Dans les mines et les cavernes naturelles on trouve une espèce de fungus cryptogame, qui projette une intense phosphorescence.
[16] L'orchis, la scabieuse, et la valisnérie.
[17] «La corolle de cette fleur (l'aristolochia clematitis), qui est tubulaire, mais qui se termine en haut en membre ligulé, se gonfle à sa base en forme globulaire. La partie tubulaire est revêtue intérieurement de poils raides, pointant en bas. La partie globulaire contient le pistil, uniquement composé d'un germen et d'un stigma, et les étamines qui l'entourent. Mais les étamines, étant plus courtes que le germen même, ne peuvent décharger le pollen de manière à le jeter sur le stigma, la fleur restant toujours droite jusqu'après l'imprégnation. Et ainsi, sans quelque secours spécial et étranger, le pollen doit nécessairement tomber dans le fond de la fleur. Or, le secours donné dans ce cas par la nature est celui du Tiputa Pennicornis, un petit insecte, qui, entrant dans le tube de la corolle en quête de miel, descend jusqu'au fond, et y farfouille jusqu'à ce qu'il soit tout couvert de pollen. Mais comme il n'a pas la force de remonter à cause de la position des poils qui convergent vers le fond comme les fils d'une souricière, dans l'impatience qu'il éprouve de se voir prisonnier, il va et vient en tous sens, essayant tous les coins, jusqu'à ce qu'enfin, traversant plusieurs fois le stigma, il le couvre d'une quantité de pollen suffisante pour l'en imprégner; après quoi la fleur commence bientôt à s'incliner, et les poils à se retirer contre les parois du tube, laissant ainsi un passage à la retraite de l'insecte.» Rev. P. Keith: Système de botanique physiologique.
[18] Les abeilles,—depuis qu'il y a des abeilles—ont construit leurs cellules dans les mêmes proportions, avec le même nombre de côtés et la même inclinaison de ces côtés. Or il a été démontré (et ce problème implique les plus profonds principes des mathématiques) que les proportions, le nombre de ces côtés, les angles qu'ils forment sont ceux-là mêmes qui sont précisément les plus propres à leur donner le plus de place compatible avec la plus grande solidité de construction.
Pendant la dernière partie du dernier siècle, les mathématiciens soulevèrent la question «de déterminer la meilleure forme à donner aux ailes d'un moulin à vent en tenant compte de leur distance variable des points de l'axe tournant et aussi des centres de révolution.» C'est là un problème excessivement compliqué; en d'autres termes, il s'agissait de trouver la meilleure disposition possible par rapport à une infinité de distances différentes et à une infinité de points pris sur l'arbre de couche. Il y eut mille tentatives insignifiantes de la part des plus illustres mathématiciens pour répondre à la question; et lorsque enfin la vraie solution fut découverte, on s'avisa que les ailes de l'oiseau avaient résolu le problème avec une absolue précision du jour où le premier oiseau avait traversé les airs.
[19] J'ai observé entre Frankfort et le territoire d'Indiana un vol de pigeons d'un mille au moins de largeur; il mit quatre heures à passer; ce qui, à raison d'un mille par minute, donne une longueur de 240 milles; et, en supposant trois pigeons par mètre carré, donne 2,230,272,000 pigeons.—Voyage au Canada et aux Etats-Unis par le lieutenant F. Hall.
[20] «La terre est portée par une vache bleue, ayant quatre cents cornes.» Le Coran de Sale.
[21] Les Entozoa ou vers intestinaux ont été souvent observés dans les muscles et la substance cérébrale de l'homme.—Voir la Physiologie de Wyatt, p. 143.