—Ah! combien! Je n'en sais plus rien moi-même. Ma mémoire s'en va. Mais j'ai ici des factures. Voyez: le pâtissier de la rue de Poitiers réclame cinq cents francs pour une demi-douzaine de poulets que j'ai fait monter chez moi et quelques malheureux gâteaux que j'ai grignotés dans sa boutique. Comme vous nous exploitez!
—Je lui dirai deux mots.
—Oui, dites-lui qu'il devrait avoir honte, et que je ne veux plus entendre parler de lui.
—Soyez tranquille.
—Voici maintenant maître Majou qui demande le prix d'une pièce de vin ordinaire.
—C'est une bagatelle: donnez-moi ce papier-là.
—Mille francs.
—Diantre! votre ordinaire n'est pas à dédaigner.
—Tenez: voici la note d'un bien honnête homme; je suis sûre que vous vous arrangeriez avec lui. C'est le tapissier qui a remis ces meubles à neuf. Il me demande mille écus, mais si l'on savait le prendre, on obtiendrait quittance pour presque rien.