«— Prisonnier de guerre dans des conditions exceptionnelles?
«— Oui, sire.
«— Les traités de 1814 et de 1815 stipulaient la remise des prisonniers?
«— Oui, sire.
«— On les a donc violés à votre égard?
«— Oui, sire.
«— Hé bien la Prusse vous doit une indemnité. Je la ferai réclamer par voie diplomatique.
«— Oui, sire. Que de bontés!
«Voilà une idée qui ne me serait jamais venue à moi! Reprendre de l'argent à la Prusse, à la Prusse qui s'est montrée si avide de nos trésors en 1814 et en 1815! Vive l'Empereur! ma bien-aimée Clémentine! Oh! vive à jamais notre glorieux et magnanime souverain! Vivent l'Impératrice et le prince impérial! Je les ai vus! l'Empereur m'a présenté à sa famille!
«Le prince est un admirable petit soldat! Il a daigné battre la caisse sur mon chapeau neuf; je pleurais de tendresse. S.M. l'Impératrice, avec un sourire angélique, m'a dit qu'elle avait entendu parler de mes malheurs.