A mon éditeur Calmann-Lévy, qui a tenu à prouver que je ne l’avais pas ruiné.

Aux grandes dames, qui ont un moment abandonné en ma faveur les romans de M. Zola.

A tous mes amis, connus ou inconnus, lointains ou voisins, à qui je suis obligé d’adresser l’expression collective de ma reconnaissance, en ajoutant que chacun en a sa part, et que tous l’ont tout entière.

Mais surtout, et du fond du cœur, à ceux qui, moins riches de numéraire que de nobles sentiments et de dévouement invincible à toutes les bonnes causes, ont prélevé sur leur nécessaire pour donner un témoignage de sympathie au vieillard dont le seul mérite est de ne pas être tout à fait mort,—et de persévérer.

Si j’avais douze ou quinze ans de moins, je dirais que ces témoignages doivent m’encourager à mieux faire. Mais, à mon âge, quel mieux peut-on demander et attendre? Un seul: le silence, et vous ne le voulez pas.

Encore une fois merci, mon cher ami, tout à vous et à nos excellents collaborateurs.

Armand de Pontmartin.

Les Angles, 11 septembre 1887.

Le buste en marbre, œuvre de M. Bastet, fut remis à Pontmartin; le buste en bronze, fondu à Paris dans les ateliers de M. Thiébault, fut déposée au Musée Calvet, à Avignon. L’excédent des recettes sur les dépenses ayant été de 2109 francs, ce reliquat, suivant le désir exprimé par Pontmartin, fut versé à Mgr Vigne pour des œuvres de bienfaisance.

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