La foi vive et ardente qu’Armand de Pontmartin avait puisée au berceau l’a accompagné jusqu’à la tombe.—Oui, il s’est vu mourir, il a suivi une à une la décroissance de ses forces physiques, et il a puisé dans ses croyances religieuses le soutien de ses derniers jours. Le Bon Dieu, qui est venu le visiter souvent dans sa dernière maladie, lui a accordé la faveur de s’éteindre sans souffrir, et de garder jusqu’à la fin les vifs rayons de ce charmant esprit qui a si longtemps brillé dans le monde.

Les plus belles vies sont celles que couronne une sainte mort. C’est pourquoi, malgré les épreuves qui ont traversé son existence, malgré les deuils qui l’ont assombrie, nous devons envier Pontmartin. Il n’a servi qu’une seule cause. Il a défendu jusqu’à son dernier jour les idées et les principes pour lesquels s’était passionnée sa jeunesse. Il a passé ses dernières années sous le toit qui avait abrité son enfance. Il est mort dans la maison de son père, assisté par le curé de son village, ayant au pied de son lit son fils, sa belle-fille et ses vieux domestiques.


APPENDICE[520]


LISTE DES SOUSCRIPTEURS

AU BUSTE

DE M. ARMAND DE PONTMARTIN

1887