[439] L’élection en remplacement de M. de Ségur. Elle eut lieu le 1er mai 1873.
[440] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352 et suivantes.
[441] M. Pierre Lebrun était décédé subitement le 27 mai 1873.
[442] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352.—Sous le pseudonyme de M. Bourgarel et sous le titre de Fantaisies et Variations sur le temps présent, Pontmartin avait inséré, dans son neuvième volume des Nouveaux Samedis, trois ou quatre chapitres humoristiques publiés au mois d’octobre 1872 et dont le premier était intitulé: «M. Gambetta, membre de l’Académie française.» Le discours du récipiendaire est écrit dans une langue si... gambettiste, qu’après l’avoir entendu, cinq quarts d’heure durant, les académiciens prodiguent des marques de l’aliénation mentale la mieux caractérisée: «M. Pingard danse la pyrrhique; M. de Laprade crie: Vive l’Empereur! M. le duc de Broglie donne un croc-en-jambe à Mgr le duc d’Aumale; M. Duvergier de Hauranne se croit métamorphosé en pain de sucre, et en offre un morceau à M. Guizot; M. Dufaure s’habille en Apollon du Belvédère et marivaude avec les trois Grâces; M. Lebrun demande une valse à Mme Mohl; M. Jules Favre calcule tout haut combien il entre de pouces cubes dans un moellon, et s’écrie en éclatant de rire: «Pas un!»—M. de Sacy risque trois calembours indécents; M. Littré dit: JE CROIS EN DIEU! en quatorze langues différentes; M. Patin fait une déclaration d’amour à Mme Mathusalem; M. Saint-Marc Girardin ôte sa cravate pour y tailler deux paires de draps; le duc de Noailles jure comme un charretier. A la fin, M. Cuvillier-Fleury, seul maître de ses sens, propose à l’Académie de lui lire Alexandre, tragédie inédite de feu M. Viennet. Cette proposition insidieuse met tout le monde en fuite et les immortels se réveillent sur le pont des Arts, comme s’ils sortaient d’un mauvais rêve.» (Nouveaux Samedis, t. IX, p. 73.)
[443] Ce volume de Pontmartin avait paru au mois d’avril 1872.—Voir chapitre XIII, p. 347.
[444] Le château de Pradine, commune de Grambois (Vaucluse).
[445] L’élection eut lieu le 29 janvier 1874. Le fauteuil de M. Lebrun fut attribué à Dumas fils; celui de Saint-Marc Girardin, à M. Mézières; et celui de Vitet, à M. Caro.
[446] M. Guizot était mort le 12 octobre 1874.
[447] Voir ci-dessus chapitre XIV, p. 376.
[448] L’élection au fauteuil de M. de Loménie eut lieu le 14 novembre 1878. Taine, devenu le candidat de la droite de l’Académie, fut élu par 20 voix sur 26.