—Placer dans un roman un chapitre sur l'oeil et l'oeillade de la femme, un chapitre fait avec de longues et sérieuses observations. A ce propos je me rappelle qu'à la prise de voile de Floreska, deux soeurs, deux fillettes du monde, se mirent à me faire l'oeil pendant le discours de l'abbé. Dans ce tendre discours et tout allusif à ces noces de l'âme avec Jésus-Christ, à ces fiançailles mystiques, l'oeil des deux jeunes filles soulignait, à mon adresse, d'un éclair rapide, tous les mots hyménéens et toutes les phrases suavement et chrétiennement sensuelles.

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—Veuillot, l'aboyeur des idées de M. de Maistre.

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—Les tragédies de Ponsard ont le mérite artistique d'un camée antique—moderne.

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—«J'attendrai!» la devise du cardinal de Bernis me sourit.

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—Gavarni nous disait que la première fois qu'il vit Balzac, c'était à la MODE, chez Girardin. Il vit un petit homme rondelet, aux jolis yeux noirs, au nez retroussé, un peu cassé, parlant beaucoup et très fort. Il le prit pour un commis de librairie.

Gavarni nous disait encore que physiquement, du derrière de la tête aux talons, chez Balzac, il y avait une ligne droite avec un seul ressaut aux mollets; quant au devant du romancier, c'était le profil d'un véritable as de pique. Et il se mit même à découper une carte pour nous montrer l'exacte silhouette de son corps.