C'est là un caractéristique symptôme d'une fin de société, et ça ferait bien, comme terminaison d'un roman sur le grand monde.
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Jeudi 16 décembre.—M. de Rothan vient me lire ce matin, un morceau sur la diplomatie pendant la guerre de Crimée, que l'a décidé à écrire mon paragraphe sur la prise de Sébastopol par le ministère des Affaires étrangères[1].
[Note 1: C'est moi qui ai raconté (JOURNAL DES GONCOURT, vol. 1, 8 novembre 1860) que la correspondance du comte de Munster, attaché militaire de Prusse à Saint-Pétersbourg, donnant au roi de Prusse tous les détails du siège, et indiquant le seul point, où Sébastopol pouvait être pris, correspondance cachée à M. de Mauteuffel son chef de cabinet, et communiquée par le roi seulement à son ami à M. de Gerlach, le féodal, avait été interceptée et achetée par notre ministère des Affaires étrangères, moyennant la modique somme de 60 000 francs. Et mon récit a eu depuis, pour la garantie de son authenticité, la publication à Berlin de M. Seiffert, le directeur de la Cour des Comptes à Potsdam.]
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Vendredi 17 décembre.—Un mot du petit Richepin, à la campagne, chez les Banville.
«Je m'en vais avec la bourrique, je m'ennuierai moins qu'avec vous!»
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Samedi 18 décembre.—Journée fantastique. J'ai reçu hier de Céard un mot, pour me rendre chez un avocat américain, avenue de l'Opéra—M. Kelly.
—Au premier… Monsieur veut-il l'ascenseur? me jette le concierge.