Une soirée de femmes aimables, dont l'une veut bien me dire, qu'elle a été épousée, comme une Renée Mauperin, tant elle était le type du livre.

Un amusant détail. Le coiffeur qui a coiffé la mariée, lui a demandé si son mari était petit ou grand, et comme la mariée l'interrogeait sur ce que ça pouvait lui faire, il lui disait que c'était pour la coiffer en vue de sa taille, proportionnant l'échafaudage des cheveux de l'épouse à la hauteur de l'époux.

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Jeudi 7 mars.—Daudet me présente M. Finot; le directeur de la Revue des Revues, un Polonais, qui me parle aimablement du succès de ma littérature dans les pays slaves, dans ces contrées, où se forment des réunions d'une trentaine de personnes, pour entendre la lecture d'un livre nouveau, et il m'apprend, à mon grand étonnement, que CHARLES DEMAILLY est le roman de tous mes romans, qui a eu le plus grand succès là-bas.

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Vendredi 8 mars.—Albert Carré qui, sur l'article de Daudet, dans la Revue Encyclopédique, m'a demandé un rendez-vous, à mon banquet, ce matin, reçoit ma pièce de MANETTE SALOMON, pour le Vaudeville ou le Gymnase, avec l'autorisation d'en faire l'annonce immédiate dans les journaux.

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Dimanche 10 mars.—Helleu, qui est arrivé de Londres hier, et qui repart demain pour l'Angleterre, vient me remercier de la lettre-préface, que je lui ai écrite pour son exposition. Il montre une joie, une joie enfantine, de l'argent qui lui est tombé là-bas. Oui, il a vendu pour 14 000 francs de pointes-sèches, disant qu'à sa première exposition, chez Durand-Ruel, il en avait vendu pour 30 francs.

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Vendredi 15 mars.—Lu: EN ROUTE. Un vrai plaisir dans ce livre, à la dégustation d'une expression, d'une épithète, d'une image. La célébration du plainchant, merveilleusement faite par l'écrivain catholique.