24 décembre.—Nous avons plaisir à retrouver Flaubert, et dans notre trio d'ours et de solitaires ensauvagés, nous soulageons nos mépris, nos indignations, sur tous les abaissements présents, les misères des caractères, la déchéance et la domesticité des lettrés, nos camarades.
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30 décembre.—Vu ce soir, rue de Courcelles, Claude Bernard, pareil à un spectre de la science.
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31 décembre.—Fini l'année avec la mémoire de l'homme que nous avons, qui nous a le mieux aimés: Gavarni,—dont nous relevons les souvenirs sur nos notes.
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ANNÉE 1869
1er janvier.—Minuit. Nous nous embrassons dans le jardin de notre maison, au clair de lune d'une année nouvelle.
Dans la journée, nous avons porté notre manuscrit (MADAME GERVAISAIS) chez Lacroix, et nous sommes allés nous inscrire chez la princesse: ç'a été tout notre Jour de l'an.
J'ai vu pour la première fois des petites gens porter dans les rues des palmiers en pot, des étrennes de plantes exotiques.