[395] Tableau de Paris, vol. I.
[396] Les Petits Soupers et les Nuits de l'hôtel de Bouillon.—Les Contemporaines, vol. XXVI.
[397] Rétif de la Bretonne, dans les Mariées de Paris, assure avoir vu rue Saint-Jacques la fille d'un boulanger, qui apportait quinze mille livres de dot à un mercier, en dépenser huit en robes et en bijoux. Il assure avoir connu rue Saint-Honoré la prétendue d'un bijoutier qui préleva sur la fortune de son mari vingt mille livres pour sa parure sous prétexte qu'il fallait briller dans sa boutique; elle alla à l'autel couverte de diamants. (Les Parisiennes, vol. II.)
[398] Dans ce mariage entre Mlle Jouanne et M. Trudon fils, possesseur de la manufacture de bougies au village d'Antoni, les présents faits à la demoiselle en bijoux consistaient en: 1o une montre d'or garnie en diamants; 2o un étui d'or garni en diamants; 3o une boîte à mouches garnie en diamants; 4o une tabatière de cristal de roche garnie en or; 5o deux couteaux à manche d'or dont un pour la viande et l'autre pour le fruit; 6o des boucles d'oreilles de diamants de la somme de six mille livres; 7o une applique de diamants avec la croix branlante; 8o une bague de diamants; 9o des bracelets, des boucles à souliers, des agrafes de corps, aussi de diamants; 10o un trousseau des plus complets, et de très-belles dentelles, et trois robes dont la première, qui était en gros de Tours, avait coûté quarante livres l'aune et la seconde trente. Elle recevait une bourse de mariage de deux cents louis. Le repas de noces coûtait trois mille livres, et l'on mettait à chacun des cierges de l'offrande quatre louis: Hardy fait la remarque qu'au mariage du duc de Chartres avec Mlle de Penthièvre il n'en avait été mis que cinq. (Journal de Hardy, Bibliothèque imp., M. S. F., 1886.)
[399] Procès d'adultère contre la femme Boudin.
[400] Les Parisiennes, vol. I.
[401] Les Nouvelles Femmes. Genève, 1761.—Éloge de l'Impertinence.—Tableau de Paris, vol. III.
[402] Vie privée du maréchal de Richelieu, contenant ses amours et ses intrigues. Paris, Buisson, 1791, vol. III.
[403] M. Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé, publié par lui-même, imprimé à la maison, 1779. Parties I à VI.
[404] Dans ses Mélanges militaires et sentimentaires le prince de Ligne dit que les femmes du peuple de Paris étaient la terreur des étrangers; et parmi ces femmes il cite surtout les poissardes pour l'engueulement desquelles la police avait alors une sorte de tolérance. Les poissardes tiraient de leur première place avec les charbonniers, dans les corporations de la populace, un orgueil qui, toujours un peu enflammé par une topette de sacré chien, se dépensait en un dégoisement d'injures qui ne finissait pas, et qui ne respectait aucun rang, aucune puissance dans la société. On connaît la phrase menaçante d'une harengère à la princesse Palatine, mère du régent, lors de l'agio de la rue Quincampoix: «Je ne mangeons pas de papier, que ton fils prenne garde à lui!» Ces femmes tiennent, pendant tout le siècle, à leur rudesse, à leurs habitudes canailles, à leurs vêtements peuple, et en 1783 trois cents poissardes ou femmes de la Halle attendaient à la sortie de Saint-Eustache une jeune mariée de leur classe, qui s'était permis la frisure et les rubans d'une bourgeoise.