[162] Portraits et caractères, par Sénac de Meilhan.

[163] Mémoires de Hénault. La table de Bernard, d'après le témoignage de Barbier, coûtait par an, pour le dîner seulement, 150,000 livres.

[164] Les trois virtuoses de ce concert représentés par Watteau étaient le flûtiste Antoine, le chanteur italien Paccini, la chanteuse d'Argenon. Mathieu Marais nous apprend que Mlle d'Argenon, qui chantait d'une manière très-remarquable, était une nièce du peintre Lafosse qui habitait chez Crozat; c'était un concert de musique italienne établi par Mme de Prie, qui avait choisi soixante auditeurs qui devaient donner 400 livres par an.

[165] Notice sur les femmes illustres, 1769.

[166] L'Ami des femmes, 1758. Annotation manuscrite de Jamet.

[167] «Avez-vous lu les Deux Éloges?—Ah! mon Dieu! le petit Cossé est mort, c'est une désolation!—M. de Clermont qui vient de perdre sa femme!—Hé bien! madame, et M. Chambonneau qui doit reprendre la sienne; mais c'est affreux!—A propos, on dit qu'on vient de nommer deux dames à Mme Élisabeth. Si je le sais!—Bon! ne voilà-t-il pas que je viens de me faire écrire chez Mme de Boucherolles!—Soupez-vous par hasard chez Mme de la Reynière?» Telle était, d'après Walpole, la sténographie de la conversation du monde quintessencié de Paris, le 9 septembre 1775, à midi moins un quart.

[168] Mémoires d'un voyageur qui se repose, vol. II.—Mémoires de Mme de Genlis, vol. I.—Nini, le délicat mouleur de Chaumont, a fait, en 1769, du buste de Suzanne Jarente de la Reynière, le chef-d'œuvre de ses médaillons en terre cuite.

[169] Dans le monde de la finance Métra cite encore les fins dîners de Mme Herbert et de Mme Chanteclair, dîners que faisaient plus rares, en 1775, la résiliation de leurs baux de ferme et l'établissement des voitures publiques remplaçant les coches.

[170] Correspondance de Grimm, vol. XI.

[171] Galerie des dames françoises. Félicie.—Il y a un joli portrait de Mme Lecoulteux de Moley, gravé par Augustin de Saint-Aubin en 1776, d'après un dessin de Cochin. Le même Cochin a dessiné un portrait de l'ancienne chanteuse en tête d'un recueil de morceaux de musique, où son joli profil est enfermé dans un médaillon appuyé contre un forte-piano au-dessous duquel des Amours déchiffrent de la musique et jouent du violon et du basson. Ce dernier portrait a été gravé par Nicollet.