Tous ces défauts, je suis le premier à les reconnaître, mais aussi que de manières de voir, de systèmes, d'idées en faveur, à l'heure présente, auprès de l'attention publique, commencent à prendre voix, à balbutier dans ce méchant petit volume. On y rencontre et du déterminisme et du pessimisme, et voire même du japonisme.
Non vraiment, on ne peut nier aux auteurs un certain flair des goûts futurs de la pensée et de l'esprit français, en incubation dans l'air. Et, pressentiment bizarre, l'héroïne de ce livre se trouve être une espionne prussienne!
Donc, après m'être longtemps refusé à la réédition de ce premier livre, sur une toute récente lecture, je me suis rendu aux aimables et pressantes instances du vaillant éditeur belge, désireux de le joindre dans sa bibliothèque aux premiers livres des jeunes de ce temps.
Je demande seulement comme une grâce à mon lecteur de demain, qu'au lieu et place de «Kistemaeckers, Bruxelles, 1884,» il veuille bien s'imaginer lire, sur la couverture du volume, le titre de la première édition:
PARIS
CHEZ DUMINERAY, ÉDITEUR,
RUE RICHELIEU, 52.
1851
EDMOND DE GONCOURT.
Château de Jean d'Heurs, août 84.