Oh! la liberté, la belle liberté, quand on va se promener aux champs
d'été, en âme seule, dégagée de son corps.]

Hokousaï mourait à l'âge de 90 ans, le dix-huitième jour du quatrième mois de la deuxième année de Kayéï (le 10 mai 1849).

Un tombeau lui a été élevé, par sa fille Shiraï Tati dans le jardin du
Temple Seikiôji d'Asakousa, à côté de la pierre tombale de son père,
Kawamoura Itiroyémon.

On lit sur la face de la grande pierre tombale: Gwakiôjin Manjino Haka
(Tombeau de Manji, vieillard fou de dessin). Sur la base: Kawamoura Ouji
(Famille Kawamoura).

Sur le côté gauche de la pierre tombale, en hauteur, trois noms religieux: 1° Nansô-in kiyo Hokousaï shinji (Le chevalier de la foi, Hokousaï à la gloire pittoresque), Nansô (religieux du sud de Sô)[28]; 2° Seizen-in Hö-okou Miôju shin-nio, un nom de femme morte en 1828, qui pourrait être sa seconde femme; 3° Jô-oun Miôshin Shin-nio, un autre nom de femme morte en 1821, qui serait celui d'une de ses filles.

[Note 28: Le mot Sô est l'abréviation du mot Shimofousa, où se trouve
Katsoushika.]

LIII

Hokousaï s'est marié deux fois, mais on ignore les noms de ses deux femmes; on ne sait pas même si la séparation avec chacune d'elles a été amenée par la mort ou le divorce; seulement on a la certitude que le peintre vivait seul à partir de 52 ou 53 ans.

De sa première femme Hokousaï avait eu un fils et deux filles.

Le fils, c'est Tominosouké qui prit la succession de la maison du miroitier Nakajima Issé, et qui mena une vie de désordres, causant mille ennuis à son père.