Kwakou Shighi, le ministre populaire de la Chine, le ministre a la plus nombreuse famille de tous les ministres de la terre, représenté assis sur une chaise tournante, la tête penchée vers sa femme, et entouré de plus de vingt-quatre enfants.
Un kakémono d'une facture dure, mais avec un effort chez Hokousaï de faire
plus portrait qu'il ne fait d'ordinaire, dans ces têtes d'enfants, au ton
rose de la pêche, et avec des rehauts de blanc sur le nez et les paupières.
Signé: Manji, vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï changé de
nom, vulgairement Nakashima Tetzouzô Fouji-wa-no Tamékazou, à l'âge
de 88 ans.
H. 100.—L. 43.
Le même sujet vers 1807, plus ancien de 40 ans.
H. 61.—L. 55.
Ces deux compositions font partie de la collection Hayashi.
«Le Lever.» Femme habillée d'une robe grise semée de fleurettes blanches, tenant en main un yutô, une cafetière en laque semée de pétales de fleurs d'oranger, servant au transport de l'eau chaude, qu'elle s'apprête à verser dans un bol de porcelaine décoré de paysages bleus, posé sur un plateau à pied, près d'une brosse à dents en bois. Signé: Hokousaï. H. 114.—L. 44.
«Le Coucher.» Femme qui va se coucher, en train de changer le papier de son oreiller, sa tête sortant du rose de sa robe de dessous, et son corps flottant dans les plis d'une robe de dessus d'un gris mauve, sillonné de petits oiseaux de mer appelés au Japon miyakodori. Même signature et même dimension que le Lever.
Ces deux kakémonos font partie de la collection de M. Hayashi.
Un troisième kakémono: la moustiquaire de cette série, est chez M. Gonse.
Tchôriô, conseiller d'État, rencontrant sur un pont Kosékikô, vieillard
mystérieux qui lui remet un rouleau avec l'étude duquel il met en état le
prince, son maître, de renverser l'Empereur qui a fait la grande muraille
de la Chine.
Dessin de premier jet, avec quelques légères colorations dans le
barbotage de l'encre de Chine.
Signé: Sur la demande de Yeisai Soshû; Hokousaï Sôri a fait ce
dessin. Le dessin n'est pas signé, mais porte un cachet où il y a
le nom de Tokimasa (vers 1798).
H. 115.—L. 47.
Collection Hayashi.
Sur un fond brunâtre, une grande branche tortillarde de prunier en fleurs, rien qu'à l'encre de Chine avec les fleurs gouachées de blanc: un kakémono d'un relief extraordinaire, où le noueux, l'excorié, le liégeux d'un vieux bois, sont rendus d'une manière miraculeuse. Signé: Katsoushika Hokousaï (1806-1807). H. 126.—L. 52.
Trois grandes lanternes posées l'une à côté de l'autre. De la peinture
décorative enlevée rapidement.
Non signé.
H. 118.—L. 51.