Ces deux kakémonos appartiennent à M. Hayashi. Ils faisaient partie d'un paravent de six feuilles, dont deux maintenant sont en possession de M. Vever, et deux en possession de M. Monnet, paysagiste.
Femme lisant une pièce de théâtre, dans un mouvement de tête abaissée, au cou cassé. Coloration de la figure avec le blanc d'une face de pierrot, mais une robe aux tons changeants, semés de fleurettes de lespedèze, sur laquelle tranche le ton d'une ceinture verdâtre aux dessins jaune d'or. Un oiseau volant au-dessus de la tête de la liseuse. Signé: Hokousaï. H. 119.—L. 51. Collection Hayashi.
Femme de profil tournée à droite, à la tête de face surmontée de l'étoilement des épingles de sa chevelure, et avec le délicat ovale de sa figure sortant du rose d'une robe de dessous. Un dessin d'une grâce contournée charmante; la robe ayant aux épaules comme le renflement d'un dolman et se creusant à la rentrée des reins sous la ceinture, toute bouffante en avant et se répandant et s'étalant aux pieds en un large ondoiement. Des colorations, comme si le papier buvard sur lequel elles sont posées trempait dans l'eau; et un noir assoupi des cheveux, et un incarnat du visage, pour ainsi dire imperceptible, et un nuageux des plis de la robe qui semble impossible à obtenir. Un des plus désirables kakémonos d'Hokousaï. Signé: Taïto (1887). H. 107.—L. 29. Collection Hayashi.
Handaka, un disciple de Bouddha, élevant en l'air un bol d'où sort une fumée qui se change en dragon. Dessin d'un déchiquetage personnel à Hokousaï, et où les étoffes ont l'air de lanières volantes, comme si cette animation un peu exagérée, que l'artiste met dans les corps, il voulait la porter dans les étoffes. Lavis à l'encre de Chine sur un ton rosâtre. Signé: Hokousaï Taïto (1815). H. 100.—L. 43. Collection Hayashi.
Un prêtre shintoïste tenant un arc auquel sont attachées des poésies.
Facture tout à fait grossière, barbouillage inharmonique.
Signé: Manji, vieillard de 85 ans (1844).
H. 95.—L. 29.
Collection Hayashi.
Un aigle, au moment où il se pose sur le rocher d'un écueil. Un des kakémonos d'Hokousaï, à la coloration la plus puissante, et qui porte en haut cette curieuse note: «L'année dernière, le 28 du 11e mois, l'oiseau était vu à Kazousa et, le 18 du mois suivant, il fut pris à Sounamoura, et l'ordre de le dessiner fut donné à Hokousaï, 6e mois 1848.» Signé: Manji autrefois Hokousaï, vieillard fou de dessin, vulgairement Nakashima Tétsouzô (et en vérité) Foujivara no Tamékazou, à l'âge de 88 ans. H. 123.—L. 52. Collection Hayashi.
Kakémonos des six Poètes, panneaux détachés d'un paravent:
Ariwara no Narihira,
Ohtomo no Kouronoushi,
Boun-ya no Yasouhidé,
Sôjô Hénjô.
Peintures décoratives enlevées d'un pinceau rapide.
Signé Katsoushika Hokousaï (1806-1812).
H. 130.—L. 53.
Collection Hayashi.
Omono Komati,
Kisén Hosshi.