Ces deux panneaux complétant les six Poètes, et de la même
dimension, et portant la même signature que les quatre autres,
nous les retrouvons dans la collection de M. Vever.
Un Katsouo (poisson ressemblant au maquereau), dont une tranche a été
enlevée, posé sur une tige d'oeillet; un autre avec un navet: ce poisson
se mangeant avec du navet râpé.
Signé: I-itsou Hokousaï (vers 1823).
H. 92.—L. 27.
Collection Hayashi.
Un vol de pluviers au-dessus d'un cours d'eau, par un jour de neige.
Kakémono d'une exécution poussée au fini.
Signé: Hokousaï Tokimasa (1799-1800).
H. 110.—L. 26.
Collection Hayashi.
Un shôjô, un petit génie du saké, à la chevelure rouge envolée derrière
lui, soulevant de ses deux bras en l'air un barillet de saké.
Signé: Hokousaï, fou de dessin (1801-1805).
H. 84.—L. 26.
Collection Hayashi.
Apparition de monstres. Une tête énorme, à côté d'une tête de vieille
femme, au long cou d'un serpent, sortant d'une boîte.
Non signé.
H. 31.—L. 57.
Collection Hayashi.
Apparition. Derrière une lanterne de tombeaux, décorée de feuilles de
nénuphar (un symbole bouddhique), une femme, d'une main appuyée sur un
bâton, la tête enveloppée d'une chevelure épaisse, les yeux creux, le nez
décharné, les dents se détachant en blanc d'un trou noir, les chairs
livides éclairées par la blafarde lueur de la lanterne.
Dessin fait pour une audition de Hayashiya Shôzô, conteur d'histoires
de revenants, au moment où l'on éteignait les lumières et où ne
restait éclairé que le dessin d'épouvante.
Signé: Manji, vieillard fou de dessin, à l'âge de 80 ans (1839).
H. 56.—L. 27.
Collection Hayashi.
Deux têtes coupées, aux traits contractés, au blanc de l'oeil injecté de sang, attachées par une cordelette à une tige de bambou. Peinture qu'on sent faite d'après nature, sur un morceau de soie entièrement recouverte de gouache, et qui joue la peinture à l'huile. Signé: Manji, vieillard de 88 ans (1847). H. 32.—L. 53.
Lanterne de cimetière avec la planchette de prière; un serpent sortant de
la lanterne renversée.
Non signé.
H. 32.—L. 53.
Ces deux kakémonos, qui appartiennent à Hayashi, faisaient partie d'un paravent de 18 feuilles, que, sauf ces deux sujets, Hayashi a refusé d'acheter: les seize autres représentant des cadavres en liquéfaction.
Femme habillée d'une robe à l'imitation d'une queue de paon et sur laquelle neige un prunier en fleurs.