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Mardi 11 septembre.—Un moment aujourd'hui, la conversation s'arrête sur la beauté de la princesse dans sa jeunesse. À ce propos, elle dit: «Oui, j'ai eu un teint particulier, extraordinaire: Je me rappelle qu'en Suisse, à quatorze ans, on me mettait sur la joue une feuille de rose de Bengale, et qu'il était impossible d'en voir la différence».

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Dimanche 23 septembre.—Saint-Gratien. Ici la blague aimable des jeunes femmes, m'a donné le surnom de Délicat. Ce surnom, hélas! hélas! peut-être je le mérite un peu.

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Samedi 13 octobre.—Mon portrait de Nittis, il faut le voir, aux heures crépusculaires, éclairé par les braises de la cheminée et reflété dans la glace: comme cela, il prend une vie fantastique tout à fait extraordinaire.

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Samedi 27 octobre.—Les attentes, dans les petites gares de chemins de fer, aux heures entre chien et loup, après une journée de courses au grand air: ce sont des heures de la vie, comme passées dans un morne rêve, où s'entendrait un monotone tic tac d'horloge, et où derrière un grillage rougeoyant apparaîtrait une silhouette fantastique de buraliste, à l'état d'ombre chinoise.

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Vendredi 2 novembre.—Dans le Cri du Peuple, Vallès demande aujourd'hui, que la culotte du grand Empereur habille les cuisses d'un bonneteur, et que les souliers de Marie-Antoinette chaussent une pierreuse. Bien, très bien, les reliques de la société future, ce sera le suspensoir de Gugusse.