—C'est absolument pour épater le bourgeois!
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————Des jours hostiles et de malechance, où l'on voudrait, ainsi que dans un gros temps, fermer les sabords de sa maison, et se dérober aux gens qui frappent à votre porte, aux lettres que le facteur dépose dans votre boîte.
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————Un vilain, un odieux livre, ce livre de Vallès qui vient de paraître. La mère, jusqu'à présent, était sacrée, la mère jusqu'à présent, avait été épargnée par l'enfant, qu'elle avait porté dans ses flancs. Aujourd'hui, c'en est fini en littérature, de la religion de la maternité, et la révolution commence contre elle.
VINGTRAS est un livre symptomatique de ce temps.
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Lundi 16 juin.—Chez Auguste Sichel, Castellani, l'antiquaire de Rome, parle pittoresquement de ce lit du Tibre, de ce limon qui enferme dans une succession de couches, semblables aux tiroirs superposés d'un médaillier, des pièces de monnaie commençant à Pie IX, descendant jusqu'au Xe siècle. Et Castellani ne doute pas qu'en fouillant plus profondément, on arrive à une seconde succession de couches, dont la dernière renfermera des objets de l'âge de pierre… Le Tibre, ce qu'il contient!—nous dit, notre italien,—un arc de triomphe du temps de Valentinien, un arc de triomphe tombé comme un homme ivre à l'eau, et qu'on est en train de repêcher tout entier, avec ses quatre statues.
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Vendredi 20 juin.—Je revenais du cimetière—c'est le jour de l'anniversaire de la mort de mon frère—et j'allais un peu vague, au milieu de gens lisant les journaux en marchant, et auxquels je ne prenais pas garde, quand, dans la rue Richelieu, un homme—c'était Camille Doucet,—élève au bout de son bras, d'un geste triste, un morceau de papier, et me le tend. J'y lis: Mort du prince impérial.