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————La littérature, c'est ma femme légitime, les bibelots, c'est ma p….. mais pour entretenir cette dernière, jamais, au grand jamais, ma femme légitime n'en souffrira.

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Samedi 23 février.—Les juives gardent de leur origine orientale, une nonchalance particulière. Aujourd'hui, je suivais d'un œil charmé, les mouvements de chatte paresseuse, avec lesquels Mme *** pêchait, au fond d'une vitrine, ses porcelaines et ses laques, pour me les mettre dans la main. Puis quand elles sont blondes, les juives, il y a au fond de leur blondeur, comme de l'or de la peinture de la maîtresse du Titien.

L'examen fini, la juive s'est laissée tomber sur une chaise longue, et la tête penchée de côté, et montrant au sommet un enroulement de cheveux, qui ressemblait à un nœud de couleuvres, elle s'est indolemment plainte, avec toutes sortes d'interrogations amusantes de la mine et du bout du nez, de cette exigence des moralistes et des romanciers, demandant aux femmes qu'elles ne fussent pas des créatures humaines, et qu'elles n'eussent pas dans l'amour les mêmes lassitudes et les mêmes dégoûts que les hommes.

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————Avez-vous remarqué, me disait une amie, comme les femmes bêtes ont quelquefois de l'esprit, du véritable esprit, quand elles disent du mal de leurs maris?

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Dimanche de Pâques, 28 mars.—Aujourd'hui, nous partons, Daudet, Zola, Charpentier et moi, pour aller dîner et coucher chez Flaubert, à Croisset.

Maupassant vient nous chercher, en voiture, à la gare de Rouen, et nous voici reçus par Flaubert, en chapeau calabrais, en veste ronde, avec son gros derrière dans son pantalon à plis, et sa bonne tête affectueuse.