En le saisissement de ce mortel «Oui, sans circonstances atténuantes», de ce «Oui» redouté, mais non attendu—du froid passe dans tous les dos, et le frisson des spectateurs remonte jusqu'aux impassibles exécuteurs de la loi.

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Un moment—dans le déroulement de la tragédie—l'émoi humain impose un court temps d'arrêt, pendant lequel, à la lueur des lustres qui s'allument, on aperçoit des gestes irréfléchis, errants, des mains boutonnant, sans y prendre garde, un habit sur les battements d'un coeur.

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Enfin l'ordre est donné d'introduire l'accusée. Des gens, pour mieux voir la souffrance et la décomposition de son visage, à la lecture de l'arrêt, sont montés sur les banquettes.

La fille Élisa, d'un bond, apparaît sur la petite porte avec un regard interrogateur fouillant les yeux du public, lui demandant de suite son destin.

Les yeux se baissent, se détournent, se refusant à lui rien dire.
Beaucoup de ceux qui sont montés sur les banquettes redescendent.

L'accusée s'assied, s'agitant dans un dandinement perpétuel sur le grand banc, le visage dissimulé, les mains croisées derrière le dos, comme si déjà elle les avait liées et que la femme fût bouclée.

Le greffier lit le verdict du jury à l'accusée.

Le président de la Cour donne la parole à l'avocat général qui requiert l'application de la loi.