Le catalogue de tableaux, dessins, estampes... de feu J.-B. de Troy, directeur de l'Académie de Rome (1764), où se trouvait une collection d'esquisses de choix de l'école française.

Le catalogue de tableaux, dessins, estampes... de Deshays, peintre du Roy (1765), vente dans laquelle étaient livrés aux enchères une grande quantité d'études et de dessins du gendre de Boucher.

Le catalogue de tableaux, sculptures, dessins, estampes, porcelaines, bijoux, meubles précieux... du duc de Tallard (1766). Un cabinet en général formé de tableaux de l'école italienne, et où le duc n'avait consenti à admettre des maîtres de l'école flamande «qu'autant qu'ils avaient travaillé dans le genre noble et sublime». Dans les sculptures, bronzes, meubles précieux, était vendue une série de magnifiques lustres en bronze, à propos desquels l'expert déclarait que, «quoique les lustres de cristal aient absolument prévalu pour la décoration des appartements, un lustre de bronze doré a plus de noblesse et convient bien mieux pour un cabinet de peinture, où un lustre de cristal devient trop brillant et rompt le bel accord, que tout amateur de peinture doit rechercher dans l'assemblage des chefs-d'œuvre de l'art».

Le catalogue... du peintre Aved (1766), auquel il faut joindre le catalogue de sa seconde vente faite en 1770. Ce peintre, qui passait pour un des plus parfaits connaisseurs d'Europe, et qui avait mis dans sa collection tout son patrimoine et le bien de sa femme, avait réuni un choix de tableaux et de dessins de ses contemporains, et toute une suite de natures mortes de son ami, et collaborateur dans la peinture de portraits, Chardin.

Le catalogue des effets curieux... du cabinet de feu M. de Selle, trésorier de la Marine (1766), qui contenait, parmi des tableaux et des porcelaines, une suite de marbres, de bronzes, de terres cuites de François Girardon, Auguier, le Lorrain, Gaspard de Marsy, Antoine Coysevoix.

Le catalogue de tableaux originaux de différents maîtres, miniatures, dessins, estampes sous verre, de feu Mme la marquise de Pompadour (1766); petite plaquette de 32 pages, ne contenant que 99 numéros, et où n'apparaît rien de son somptueux mobilier, que nous retrouverons plus tard à la vente de son frère, le marquis de Ménars. Cette vente ne renferme de remarquable et de digne de la favorite, que les deux grandes compositions de Boucher «le Lever et le Coucher du soleil», qui font aujourd'hui partie de la collection de M. Richard Wallace.

Le catalogue des statues en pierre, en plâtre, en terre et bronzes, modèles et ustensiles d'atelier qui seront vendus chez le sieur Aycard, sculpteur, à la Petite Pologne, près la barrière du faubourg Saint-Honoré.

Le catalogue raisonné des tableaux, dessins, estampes et autres effets curieux, après le décès de M. de Julienne (1767), l'amateur par excellence du siècle, et dont la vente des tableaux de toutes les écoles, des laques les plus recherchés, des meubles de l'ébéniste Boule, était annoncée dans une vignette, par une Renommée apprenant à l'Europe que le cabinet de M. de Julienne était à vendre.

Le catalogue de tableaux, groupes, figures de bronze, porcelaines rares... de feu M. Gaignat, ancien secrétaire du cabinet du Roy (1768); une des collections, dit l'expert Remy, les plus recommandables entre toutes par l'excellence des choix. Les porcelaines de la Chine et du Japon sortaient des cabinets de S. A. R. Madame la duchesse d'Orléans, de la comtesse de Verrue, du prince de Carignan, du comte de Fontenai, le plus grand connaisseur en porcelaines.

Le catalogue du sieur Amand, peintre du Roy en son Académie royale de peinture, devant avoir lieu le 30 juin 1769 et jours suivants, rue du Cul-de-sac de la Bouteille, et consistant en tableaux, dessins, estampes et autres ustensiles à l'usage de la peinture. Ce catalogue, avec sa courte notice biographique, qui est, ainsi que pour un certain nombre de petits peintres obscurs du xviiie siècle, tout ce qu'on possède à peu près de documents sur leur vie ignorée, nous montre la misère d'une vente d'artiste de ce temps, d'un artiste qui n'est pas à la mode. On y voit son grand tableau de «Mercure et Argus» se vendre 49 livres, son autre tableau de «Psyché abandonnée par l'Amour» 52 livres, enfin son tableau de «Soliman II devant lequel on déshabille des femmes esclaves», ne pas dépasser 80 livres.