Le catalogue raisonné de diverses curiosités du cabinet de feu M. Quentin de Lorangère (1744); le catalogue de l'énorme collection de tableaux, dessins, estampes, dans lequel est insérée l'intéressante notice de Gersaint sur Watteau.

Le catalogue raisonné d'une collection considérable de diverses curiosités, en tous genres, contenues dans les cabinets de feu M. Bonnier de la Mosson, Bailly et Capitaine des chasses de la Varenne des Thuileries (1744). Et c'étaient chez Bonnier de la Mosson: 1o un cabinet d'anatomie, 2o un cabinet de chimie, 3o un cabinet de pharmacie, 4o un cabinet de drogues, 5o un cabinet du tour, 6o un premier cabinet d'histoire naturelle, contenant les animaux en fiole, 7o un second cabinet d'histoire naturelle contenant les animaux desséchés, 8o un cabinet de physique, 9o un troisième cabinet d'histoire naturelle contenant l'herbier, les coquilles parmi lesquelles se trouvait la fameuse coquille nommée la Scalata, la seule existante à Paris, et que M. Bonnier avait achetée 1,500 livres en Hollande: ces neuf cabinets ornés «de tout ce que l'art a pu imaginer de mieux et de plus agréable» comme sculpture recherchée et délicate, glaces, dessus de portes, etc.

Le catalogue.... de feu M. le chevalier de la Roque (1745). M. de la Roque était l'ancien gendarme de la garde du Roi, à la jambe emportée par la canonnade de Malplaquet, le privilégié du Mercure, l'ami de Watteau, dont il passait à sa vente les deux tableaux des «Fatigues» et des «Délassements de la guerre.»

Le catalogue des tableaux du cabinet de M. Crozat, baron de Thiers (1745), l'inestimable collection passée en Russie.

Le catalogue raisonné des bijoux, porcelaines, bronzes, laques, lustres de cristal de roche, pendules de goût.... provenant de la succession de M. Angran, vicomte de Fonspertuis (1747). C'est la collection des plus rares porcelaines de la Chine et du Japon, le cabinet où les amateurs allaient apprendre à connaître le vrai et le beau, et qui renfermait les plus parfaits morceaux d'ancien bleu, avant la substitution de l'émail à l'azur naturel, et les morceaux les plus gras et les plus crémeux d'ancien blanc.

Le catalogue de tableaux et des objets d'ébénisterie... du sieur Cressent, ébéniste du palais et de feu S. A. I. Monseigneur le duc d'Orléans (1747), dont les travaux rivalisaient avec ceux de Boule, et dont l'expert vante le contour simple et noble de ses commodes, et l'incrustation épaisse et pleine de ses boîtes à pendules.

Et des catalogues, j'en passe, comme j'en ai déjà beaucoup passé, et comme j'en passerai encore plus, faisant une course à vol d'oiseau, à travers cet immense inventaire de la curiosité.

Le catalogue d'une collection de tableaux, dessins estampes... de M. Le Lorrain (1758), lorsqu'il avait l'honneur d'être choisi par l'Impératrice de Russie pour être son peintre.

Le catalogue des tableaux... du comte de Vence (1760), vente où s'adjugeaient pour 550 livres «l'Écureuse» et le «Garçon cabaretier» de Chardin, ces deux merveilles de la peinture laiteuse, dont nous avons vu revendre l'un 23,200 fr., à la vente de Camille Marcille.

Le catalogue de tableaux... de feu messire Germain-Louis Chauvelin, ministre d'État (1762) parmi lesquels figuraient les tableaux de Watteau, connus sous les titres de la «Lorgneuse» et de «l'Accord parfait».