[81] Jusqu'à Temmu-Tennô, quarantième empereur du Japon (673-686), les femmes et les hommes laissaient pousser leurs cheveux naturellement; alors seulement un édit les força à relever leur chevelure.

[82] Les femmes ne portent pas dans leur chevelure que des épingles; j'ai vu un petit tube de verre, aux trois quarts rempli d'un liquide contenant des paillettes d'or, semblables à l'eau-de-vie de Dantzig, que les Japonaises s'amusent à agiter sur leurs têtes.

[83] Mémoires et anecdotes des Djogouns, par Titsingh, publié par Abel de Rémusat. Nepveu, 1820.

[84] On fume au Japon le tabac coupé très fin et qu'on humecte parfois de saki. Ricord dit que le meilleur tabac est celui de la province de Satzuma. Après le tabac de Satzuma vient le tabac de Nagasaki, où fut introduite la culture de cette plante.

[85] Le Japon à l'Exposition universelle, première partie; Paris. 1868.

[86] Ces jalousies, qu'on place, en Chine et au Japon, devant les portes et les fenêtres pour empêcher les insectes d'entrer, et qu'on appelle lien-tsée, sont fabriquées souvent de matières précieuses. Dans la collection envoyée du Japon à l'Exposition universelle de 1867, il y avait une de ces jalousies en perles de cristal taillé de diverses couleurs, formant un paysage.

[87] La beauté de l'écriture a une très grande importance au Japon, et quand on reconstruisit, en 977, le palais du Daïri, entièrement détruit par un incendie, le mémorialiste japonais rappelle que les gakf, les inscriptions sur les planchettes au-dessus des portes, ont été tracées au pinceau par Fousiwara-no-Soukemasa, célèbre en Chine même pour sa belle écriture.

[88] Voici une note curieuse sur l'importance du bois de calambac: «Selon la tradition, une grosse pièce de bois de calambac fut jetée, pendant une tempête, sur le rivage de Sakaï, bourg situé à peu de distance d'Osaka. On la conserve dans le temple de Tô-daï-si. Lorsque le Shogun désire en avoir un morceau, il s'adresse au Daïri, qui lui en accorde un de la grosseur d'un pouce carré. Il y envoie deux officiers de sa cour, sous les yeux desquels le morceau est scié, et inscrit sur les registres du temple.»

[89] Mémoires et anecdotes des Djogouns, par Titsingh, publiés par Abel de Rémusat, 1820.

[90] Il y a bien encore l'ancien Japon première qualité coloriée; mais est-ce bien sûr que ce vieux Japon ne soit pas une imitation d'un plus vieux Chine?