La France ne consomme presque que de l’opium de Smyrne.


Sur tout le littoral on trouve des jardins d’oliviers. Le produit annuel des olives est évalué en moyenne à huit millions d’ocques dans le district de Brousse et à quatre millions dans celui de Balikessir. La majeure partie de ce produit et des huiles qui en sont extraites sur les lieux mêmes est exportée en Russie, dans les provinces danubiennes et à Constantinople. Le prix moyen de ces huiles est de huit piastres l’ocque, et celui des olives salées de deux piastres et demie.


Le cotonnier est également cultivé avec succès dans le vilayet. Pendant la guerre de Sécession aux États-Unis, le gouvernement turc prit des mesures pour développer, ou plus justement faire renaître, en Turquie d’Asie, la culture du cotonnier. Des avantages spéciaux furent consentis à ceux qui voulaient se livrer à cette culture, des terres furent concédées, des graines distribuées. C’est ainsi qu’à Brousse et à Kara-Hissar furent distribuées des graines de provenance égyptienne. Dans les premières années, la production paraissait devoir répondre aux efforts tentés. Depuis, elle a considérablement baissé par suite des impôts, des tracasseries administratives, de la misère. Actuellement la production du vilayet est d’environ cent trente à cent quarante mille ocques au plus par année.

II
LES MINES

Les communes de Djebel-Atik et Atranas renferment des mines de chrome. Quelques-unes exploitées par concession fournissent le chrome brut exporté en Europe, principalement en Angleterre.

Le caza d’Erdek produit le marbre. Diverses carrières sont en exploitation ; le marbre que l’on en retire est transporté à Constantinople.

Le même caza d’Erdek et celui de Panderma possèdent des carrières de marbre rouge et de plusieurs autres couleurs ; ce marbre est transporté à Brousse et à Constantinople.

La commune d’Eschiklar, dépendant du caza de Bohaditz, possède des carrières de pierre blanche que l’on emploie pour les constructions de luxe, telles que palais, mosquées, etc.