— Par ma barbe ! dit celui-ci, comment voulez-vous que j’agisse sans un ordre de la commission d’exécution du chef-lieu ?
On se rend au chef-lieu. On finit par découvrir le président de cette commission d’exécution. On lui expose sa requête. Il vous offre les cigarettes et le café. Puis gravement il répond :
— Parlez donc de cette affaire au mufettich.
Vous insistez.
— Je ne puis rien faire, reprend-il, sans son avis.
Le mufettich, ou inspecteur général des tribunaux, vous dit à son tour :
— Le cas est grave. Je vais en référer au ministre de la justice.
L’Européen écrit à son ambassade. Le drogmanat s’informe auprès du ministre. On obtient la promesse qu’un ordre formel d’exécution sera envoyé.
Dieu soit loué ! tout est fini.
Pas encore. C’est une nouvelle phase qui commence.