—Oh! m'sieu, vous voyez?
—Quoi donc, âme légère?
—Le nuage! On dirait un aigle en or qui attaque un ours assis; il l'attaque par derrière et l'autre lève les pattes: il est comique, vous voyez?
—Pas encore... Mais toi, persistes-tu à souhaiter le don d'une science infuse et d'un cerveau qui comprend tout?
—Ce serait trop chance, m'sieu!
—Pour nourrir ta mère et ton père, dis que tu les veux, tu les auras!
—Je les veux! jeta l'enfant en éclatant de rire.
—Que donc je sois Onuphre, et tu t'appelleras Epagomène, comme il te convient désormais; je te donne ma science et ma pensée en échange des tiennes. Ainsi soit-il!
Aussitôt, le front de l'écolier se rembrunit; dans ses prunelles, profondes comme des puits, une eau lourde d'idées luisait mystérieusement, et ses sourcils étaient barrés d'une grave énergie.
Mais, dans le même instant, Dieudonat délivré de lui-même et de ses philosophies, cessa de prendre garde à ces sortes de choses; il pivota sur les talons, et vite, pointant l'index vers le soleil couchant, il se mit à crier: