Je l’essaie.

Et si Victor Hugo, jaloux de voir reprendre et parachever son œuvre, insinue méchamment que je me suis taillé une plume érotique sur l’aile de son aigle, que je titille une Muse nymphomane du frottement de ma pensée: Victor Hugo est injuste, et il est petit.

J’insiste, et je cherche les causes.

Pourquoi le poète, faisant une œuvre grande, fit-il une œuvre incomplète?

Pourquoi ce romantique oublia-t-il la parole de Gœthe: «N’écris rien sans y mettre un grain de folie»? Pourquoi négligea-t-il le point le plus puissamment humain de l’histoire humaine?

Il a dit l’Homme; il a dit la Femme. Pourquoi n’a-t-il pas dit l’Homme sur la Femme?

L’oublia-t-il?—Non: on n’oublie pas la Volupté: demandez aux saints. Hugo la connut.

Il eut deux raisons pour la négliger.

Il soutenait une thèse, il voulait un principe: l’Homme progressible et progressant. La volupté, une et constante, le gênait: il supprima la Volupté.

L’autre raison, nous la trouvons dans la vie intime du poète.—Il fut aimé jeune: il se tut. On parle peu de ce qu’on fait beaucoup.