Un calme maladif s’est assis sur ma bête;
Et pour avoir touché ce dont je rêvais tant,
Tout le sang de mon cœur est monté dans ma tête.
Oh rage! T’avoir là, béante, devant moi,
Sans frotter à tes nerfs mes nerfs que je renie,
Moi qui voudrais t’emplir jusqu’à mourir de toi,
Et râler sur tes dents mon sanglot d’agonie!
Sentir ton ventre chaud houler comme une mer
Qui dans un golfe blond meurt sous sa mousse blonde,
Sans rouler ma fureur dans le varech amer